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Meyer Habib dénonce l’absence de bureaux de vote à Eilat, Beer Sheva et Ashdod

La seconde candidate aux législatives, Déborah Abisror-De Lieme a, pour sa part, dénoncé des "pratiques qui pourraient conduire le Conseil constitutionnel à annuler l'élection"

Meyer Habib, député de la 8e circonscription des Français de l'étranger, intervenant lors du meeting de soutien à François Fillon, en avril 2017. (Crédit : Gideon Markowicz)
Meyer Habib, député de la 8e circonscription des Français de l'étranger, intervenant lors du meeting de soutien à François Fillon, en avril 2017. (Crédit : Gideon Markowicz)

Accusations musclées contre le Quai d’Orsay et menaces contre la famille d’une candidate : la lutte pour la 8e circonscription des Français de l’étranger, qui comprend notamment Israël et l’Italie, se durcissait jeudi avant le second tour des législatives.

A quelques jours du second tour organisé dimanche, Meyer Habib (UDI-LR) en pole position au soir du premier tour a accusé le Quai d’Orsay de ne pas avoir ouvert pour ce scrutin des bureaux de votes à Eilat, Beer Sheva et Ashdod, trois villes d’Israël, pays qui compte le plus grand nombre d’électeurs de cette circonscription.

Meyer Habib, proche de l’ex-Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a terminé au premier tour avec 28,85 % des voix, devant Deborah Abisror-De Lieme (En Marche, 27,78 %) et les candidats de Nupes (18,84 %) et Reconquête (6,91 %).

« SCANDALE! 19 000 Français d’Israël privés de vote à l’urne par le Quai d’Orsay! Pourquoi? Antisionisme? Antisémitisme? », a écrit jeudi sur son compte Twitter M. Habib, relevant que des bureaux avaient été ouverts « pour 3 000 Français à Agadir ».

« Antisionisme ou stigmatisation des Français juifs d’Israël? La question se pose. Tous les moyens sont déployés pour m’abattre », a ajouté le député, se demandant si le consulat français à Tel-Aviv ou le ministère des Affaires étrangères à Paris avaient fait fuiter cette semaine une note diplomatique contre lui publiée dans le Canard enchaîné.

Cette note suggère que M. Habib s’apprête à affréter des autocars pour permettre aux électeurs de se rendre aux urnes lors du second tour, et ce malgré la possibilité de voter en ligne.

La note estime aussi que M. Habib « se livre à des pratiques dont la légalité pourrait être questionnable ».

Avant le premier tour, M. Habib avait déposé un recours devant le Conseil d’Etat français, qui a été rejeté, pour que des bureaux de vote soient ouverts dans ces trois villes (Eilat, Beer Sheva, Ashdod), comme en 2017.

« Il faut que l’on s’organise pour que les gens puissent venir à Tel-Aviv… et je vous invite à ce que l’on finance ensemble des cars, des bus, pour que tout le monde puisse aller voter », a lancé cette semaine M. Habib à sa rivale Deborah Abisror-De Lieme.

Deborah Abisror-De Lieme au micro de Radio J, le 18 mai 2002. (Capture d’écran YouTube)

« Il y a un climat nauséabond. J’ai reçu un sms avec des menaces contre mon fils et les mots : ‘retire ta candidature’. J’espère que dimanche le vote se déroulera dans un climat républicain et sans ingérence », a déclaré jeudi à l’AFP Deborah Abisror-De Lieme.

La candidate a indiqué vouloir porter plainte pour ces menaces et appelé M. Habib à mettre fin « à la chasse aux sorcières » sur l’origine de la fuite de la note diplomatique au Canard Enchaîné.

Mme Abisror-De Lieme a également dénoncé des « pratiques qui pourraient conduire le Conseil constitutionnel à annuler l’élection », des personnes ayant voté à la place d’autres électeurs en utilisant leurs codes personnels, lors du vote électronique, affirme-t-elle.

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