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Michel Aoun : « Les pourparlers avec Israël en sont à leur phase finale »

Dans un tweet, le président libanais a affirmé que les pourparlers se concluent "d'une manière qui garantit les droits du Liban à explorer du gaz et du pétrole"

Le ministre libanais des Affaires étrangères Abdallah Bouhabib, à gauche, rencontre l'envoyé américain pour les affaires énergétiques Amos Hochstein à Beyrouth, au Liban, le 14 juin 2022. (Crédit : Bilal Hussein/AP)
Le ministre libanais des Affaires étrangères Abdallah Bouhabib, à gauche, rencontre l'envoyé américain pour les affaires énergétiques Amos Hochstein à Beyrouth, au Liban, le 14 juin 2022. (Crédit : Bilal Hussein/AP)

Le président libanais, Michel Aoun, a affirmé lundi que les pourparlers indirects avec Israël pour mettre fin au différend frontalier maritime en étaient à leur « phase finale ».

Dans un tweet, Aoun a écrit que les pourparlers se finalisaient « d’une manière qui garantit le droit du Liban à mener des activités d’exploration de gaz et de pétrole ».

En réponse, un haut-fonctionnaire israélien anonyme a déclaré à Ynet que « le sentiment est que nous sommes proches d’un accord. »

Cet optimisme intervient malgré les menaces proférées par le chef mouvement terroriste du Hezbollah, Hassan Nasrallah, d’attaquer le champ gazier offshore de Karish si Israël commençait à en extraire du gaz.

Le médiateur américain Amos Hochstein mène des négociations depuis plus d’un an pour tenter de résoudre ce différend frontalier qui porte sur les droits maritimes des deux pays, impliquant une zone où Israël explore le champ gazier de Karish.

La semaine dernière, le ministère de l’Énergie a annoncé qu’il était prêt à effectuer des tests dans le champ maritime contesté, en prévision de son raccordement au réseau gazier israélien.

Une corvette Saar Class 5 israélienne montant la garde autour de la plateforme installée par Energean dans le champ gazier de Karish, le 2 juillet 2022. (Crédit : Armée israélienne)

En réponse, Nasrallah a averti vendredi que les missiles du Hezbollah étaient « rivés » sur Karish.

« La ligne rouge pour nous, c’est qu’il ne doit pas y avoir d’extraction à Karish », a-t-il déclaré, selon le site d’information Naharnet.

Il a ajouté que le Hezbollah « donnait une réelle chance » aux négociations menées sous l’égide des États-Unis, qui visent à délimiter une frontière maritime entre les pays afin de permettre le forage en mer dans les zones contestées.

Le Liban revendique une partie de Karish, qui, selon Israël, se trouve dans ses eaux et ne fait pas partie de la zone contestée objet des négociations en cours. Les deux pays sont toujours techniquement en guerre.

« Nous suivons les pourparlers et nos yeux sont tournés vers Karish, nos missiles sont rivés sur Karish », a déclaré Nasrallah. « Tant que les travaux d’extraction n’ont extraction pas commencé, il y a des chances de trouver des solutions ».

« Nous ne permettrons pas que le gaz et le pétrole soient extraits du champ contesté de Karish avant que les revendications légitimes du Liban ne soient satisfaites », a-t-il ajouté.

Le Liban est impatient de conclure un accord, espérant que le gaz naturel l’aidera à sortir d’une crise économique grave.

Energean, une société cotée à Londres qui détient la licence d’exploitation de Karish, a déclaré le 8 septembre qu’elle était « en bonne voie pour fournir le premier quota de gaz dans le cadre du projet de Karish dans les semaines à venir ».

Le Hezbollah a menacé à plusieurs reprises de lancer de nouvelles attaques si les activités d’extraction gazière avait lieu. Il avait envoyé quatre drones non-armés vers Karish en juillet.

Les hauts responsables israéliens de la sécurité ont répondu aux menaces du Hezbollah. Le ministre de la Défense Benny Gantz a averti jeudi que le Liban subirait de graves conséquences si l’organisation terroriste soutenue par l’Iran torpillait les négociations maritimes.

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