Mort d’Adrien Perez: enquête après des propos antisémites visant l’avocat
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Mort d’Adrien Perez: enquête après des propos antisémites visant l’avocat

Le 12 août, le site ouvertement raciste et xénophobe "Démocratie participative" a posté un violent texte antisémite à l'encontre de l'avocat du barreau de Grenoble Denis Dreyfus

Me Denis Dreyfus, avocat grenoblois (Crédit: capture d'écran Dailymotion/Le Messager)
Me Denis Dreyfus, avocat grenoblois (Crédit: capture d'écran Dailymotion/Le Messager)

Le parquet de Grenoble a ouvert une information judiciaire après les propos antisémites diffusés sur un site d’extrême droite visant l’avocat de la famille d’Adrien Perez, tué à la sortie d’une discothèque près de Grenoble, a-t-on appris jeudi auprès du parquet.

L’enquête pour « provocation à la haine raciale » a été ouverte le 24 août.

« Nous souhaitons que l’enquête aboutisse à l’identification des hébergeurs du site à l’étranger. Mais aussi à ceux qui ont publié le texte et la photographie incriminés », a indiqué à l’AFP le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat.

« Contrairement aux hébergeurs, il est fort probable que les auteurs ne soient pas à l’étranger. Mais c’est une enquête compliquée », a-t-il précisé, confirmant une information du Dauphiné Libéré.

Le 12 août, le site ouvertement raciste et xénophobe « Démocratie participative » a posté un violent texte antisémite à l’encontre de l’avocat du barreau de Grenoble Denis Dreyfus.

Ce jour-là, l’ancien bâtonnier avait publiquement dénoncé des « tentatives de récupération » de l’extrême droite, à l’origine la veille d’un rassemblement de soutien organisé après le meurtre d’un de ses clients.

Me Dreyfus représente la famille d’Adrien Perez, un jeune homme de 26 ans tué d’un coup de couteau le 29 juillet alors qu’il s’interposait dans une rixe à la sortie d’une discothèque à Meylan, dans la banlieue grenobloise.

Dans un communiqué, le Syndicat des avocats de France (SAF) avait condamné ces « attaques antisémites ignobles rappelant les heures les plus sombres de l’humanité ».

Le Conseil national des barreaux (CNB) avait de son côté saisi le Garde des sceaux » afin que des poursuites soient engagées sans délai et que tous les moyens soient mobilisés pour identifier les individus qui se cachent derrière ce site hébergé aux États-Unis ».

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