Mort d’Ahuvia Sandak: Les jeunes impliqués soupçonnés d’homicide par négligence
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Mort d’Ahuvia Sandak: Les jeunes impliqués soupçonnés d’homicide par négligence

Les suspects, qui se trouvaient dans la voiture avec la victime lors de la course-poursuite fatale, étaient jusqu'alors soupçonnés d'homicide involontaire

Des agents de police pendant une manifestation organisée à Safed, dans le nord du pays, suite à la mort d'Ahuvia Sandak, 16 ans, un "jeune des collines" mort dans un accident de voiture en Cisjordanie dans une course-poursuite avec la police, le 22 décembre 2020. (Crédit : David Cohen/Flash90)
Des agents de police pendant une manifestation organisée à Safed, dans le nord du pays, suite à la mort d'Ahuvia Sandak, 16 ans, un "jeune des collines" mort dans un accident de voiture en Cisjordanie dans une course-poursuite avec la police, le 22 décembre 2020. (Crédit : David Cohen/Flash90)

La police a ouvert une enquête pour homicide par négligence contre les quatre amis d’un jeune habitant d’implantation décédé dans un accident de voiture au cours d’une course-poursuite avec la police, après avoir jeté des pierres contre des Palestiniens en Cisjordanie, ont annoncé lundi les médias israéliens.

Les quatre « jeunes des collines », qui se trouvaient dans le véhicule aux côtés d’Ahuvia Sandak, 16 ans, au moment de l’accident, avaient jusqu’alors été interrogés dans le cadre d’une enquête pour homicide involontaire.

Une enquête a aussi été ouverte concernant les jets de pierres présumés qui avaient entraîné la course-poursuite.

En plus de ces investigations sur les quatre individus – qui ont tous été blessés pendant l’accident – le département des enquêtes internes de la police a interrogé les agents impliqués dans l’incident.

Ahuvia Sandak, qui a été tué quand sa voiture s’est renversée alors qu’elle était poursuivie par la police en Cisjordanie, le 21 décembre 2020. (Autorisation)

Un certain nombre de manifestations violentes dénonçant la mort de Sandak ont eu lieu dans tout Israël depuis les faits.

Le véhicule transportant Sandak et quatre autres Jeunes des Collines s’était retourné près du carrefour de Michmash en Cisjordanie lundi, le tuant et blessant les autres. Les lanceurs de pierres présumés avaient été appréhendés et conduits à l’hôpital Hadassah du mont Scopus à Jérusalem avec des blessures légères à modérées.

La police avait déclaré après l’accident que les officiers avaient fait signe au véhicule de s’arrêter, après avoir surpris les jeunes hommes qui lançaient des pierres sur les véhicules palestiniens qui passaient. Les suspects avaient refusé et ils avaient cherché à fuir les lieux, puis ils avaient perdu le contrôle de leur véhicule, qui s’était renversé sur le bas-côté de la route.

Selon Honenu, une organisation d’aide juridique qui représente souvent les résidents des implantations de droite, la voiture de police avait « heurté le véhicule avec force par derrière, et la force de l’impact a fait sortir leur voiture de la route ».

Sandak avait été coincé sous la voiture et il avait fallu environ 40 minutes pour le dégager, avait précisé l’organisation.

Cependant, selon la radio militaire, les autres passagers de la voiture avaient supposé que Sandak avait fui les lieux, sans savoir qu’il était resté coincé sous le véhicule. Ils avaient également refusé de coopérer avec la police, perdant ainsi un temps précieux qui aurait pu être utilisé pour sauver la victime.

Des policiers affrontent des manifestants lors d’une manifestation suite à la mort d’Ahuvia Sandak au cours d’une poursuite policière, devant le quartier général de la police à Jérusalem, le 26 décembre 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

Samedi soir, ce sont des centaines de manifestants de droite qui ont affronté la police à Jérusalem suite à la mort de Sandak.

Les protestataires se sont rassemblés devant le siège de la police nationale, bloquant les routes et les voies de tramway, selon un communiqué de la police, qui a indiqué que les manifestants ont également lancé des pierres sur les agents, dont 11 ont été blessés.

21 personnes ont été arrêtées, soupçonnées de troubles à l’ordre public.

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