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Mort de Khamenei : « Je suis content, comme la plupart des Iraniens » – neveu opposant

Mahmoud Moradkhani estime que le régime ne survivra pas à la disparition de son chef, au vu des "rivalités" internes

Des manifestants anti-régime iranien, à Yalova, en Turquie, le 16 janvier 2026. (Crédit : Yasın Akgul/AFP)
Des manifestants anti-régime iranien, à Yalova, en Turquie, le 16 janvier 2026. (Crédit : Yasın Akgul/AFP)

La mort du guide suprême iranien Ali Khamenei est un « espoir », a souligné dimanche auprès de l’AFP son neveu et opposant Mahmoud Moradkhani, médecin installé dans le Nord de la France, jugeant que sa disparition « facilitera » la suite du processus politique.

« Je suis content, comme la plupart des Iraniens. Je suis très content de la mort d’Ali Khamenei. Je pense que c’est un pas en avant, c’est un espoir », a déclaré le fils de la sœur de l’ayatollah, devenu opposant après la révolution islamique, joint au téléphone.

Selon lui, le contexte actuel freine toutefois les évolutions politiques. « La situation de guerre, les interventions militaires retardent un petit peu les processus politiques, ce qui est un peu regrettable, mais peut-être qu’on était obligés de passer par cette étape », a-t-il estimé.

Mahmoud Moradkhani, 62 ans, estime que le régime ne survivra pas à la disparition de son chef : « Les rivalités à l’intérieur du régime sont telles qu’il ne peut pas résister et sera obligé de disparaître pour donner le pouvoir au peuple », a-t-il affirmé.

« Sa disparition facilitera beaucoup de choses. Les autres auront vraiment d’autres soucis, notamment économiques, même les Pasdaran, et ils seront obligés de se plier », a-t-il ajouté.

Les « Pasdaran » (« gardiens » en persan), créés en 1979 par le guide suprême peu après la Révolution, sont considérés comme le bras armé du pouvoir. Extrêmement organisée, cette force contrôle des pans entiers de l’économie iranienne.

« J’espère que les interventions militaires cesseront et que le peuple pourra s’exprimer dans la rue. C’est très difficile dans cette situation de demander au peuple de sortir dans la rue, de manifester et de renverser le régime », a poursuivi l’opposant.

L’Iran a confirmé dans la nuit la mort de l’ayatollah, annonçant 40 jours de deuil. Le pays a annoncé dimanche avoir lancé des attaques « de grande envergure » contre « l’ennemi » après les frappes américano-israéliennes qui ont tué samedi son guide suprême, qui a dirigé l’Iran d’une main de fer durant près de 37 ans.

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