Mort du poète et résistant Claude Vigée
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Mort du poète et résistant Claude Vigée

L'œuvre de Claude Vigée, en français, alsacien et allemand, est marquée par la violence du XXe siècle et les questions d'identité linguistique

Le poète Claude Vigée. (Capture d’écran YouTube / Muriel Chemouny / ALIA atelier littéraire)
Le poète Claude Vigée. (Capture d’écran YouTube / Muriel Chemouny / ALIA atelier littéraire)

Le poète juif alsacien et ancien résistant Claude Vigée est mort à l’âge de 99 ans, a annoncé samedi le maire de sa ville natale, Bischwiller.

« Aujourd’hui Bischwiller est meurtrie et pleure la disparition de Claude Vigée », a écrit sur Facebook l’édile de cette ville située au nord-est de Strasbourg, Jean-Luc Netzer.

L’œuvre de Claude Vigée, en français, alsacien et allemand, est marquée par la violence du XXe siècle et les questions d’identité linguistique.

« Patois et dialectes, reliquats d’une existence proche du sol natal, sont de bonnes écoles de silence. On y fait, mieux qu’en Sorbonne ou dans les cocktails des grands éditeurs parisiens, l’expérience originelle de l’être-au-monde humain », écrivait-il dans La Lune d’hiver en 1970.

Né Claude Strauss en 1921, près des bords du Rhin où sa famille parle alsacien, il est contraint de quitter la région au début de la Seconde Guerre mondiale, pour devenir étudiant à Toulouse.

Il s’y engage dans la Résistance, choisissant le nom sous lequel il publiera son œuvre, en commençant dans la revue Poésie 42 dirigée par Pierre Seghers.

Face au risque, il avait choisi de quitter la France fin 1942 pour les Etats-Unis, via le port de Lisbonne. Il y entame une carrière universitaire de professeur de lettres, qu’il poursuit en Israël à partir de 1960 jusqu’à sa retraite, avant de revenir en France.

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