Trump : « Israël ne doit pas s’inquiéter » des derniers affrontements avec l’Iran
Le président américain envisage de rebaptiser le détroit d'Ormuz « détroit de Trump », affirmant qu'il est sous contrôle américain malgré la récente recrudescence des tensions
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Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le président américain Donald Trump a dit, dans la journée de mercredi, qu’Israël ne devait pas s’inquiéter de l’escalade actuelle avec l’Iran et qu’il ne s’attendait pas à ce que le conflit avec la république islamique dure encore très longtemps.
S’exprimant auprès de la chaîne publique Kan lors d’un entretien téléphonique, Trump s’est engagé à protéger Israël face à la dernière escalade en date qui a eu des répercussions dans tout le Moyen-Orient.
« Israël ne doit pas s’inquiéter. Vous savez pourquoi ? Parce que je suis le président et que je veillerai sur Israël », a affirmé Trump.
Alors qu’il était interrogé par un journaliste dans le Bureau ovale dans une prise de parole distincte – le journaliste lui posait des questions spécifiques sur la dernière escalade et sur la durée probable de cette dernière – Trump a répondu : « Pas trop longtemps ».
Il a ensuite abordé de manière plus générale le conflit dans son ensemble et il a insisté sur le fait que ce dernier prendrait également fin prochainement, sans toutefois donner de délai précis.
« Je ne pense pas que cela durera encore très longtemps. Je ne sais pas combien de temps ils pourront encore tenir », a indiqué Trump en évoquant l’Iran.
Le président américain n’aura cessé d’affirmer, pendant des mois, que la guerre prendrait fin rapidement et que l’Iran capitulerait – ce qui ne s’est jamais concrétisé.
Des propos qui ont été tenus après que les hostilités entre les États-Unis et l’Iran ont brusquement repris dans la journée de dimanche, mettant un terme à un mois sans action militaire et menaçant de raviver pleinement le conflit.
Au cours du week-end, les États-Unis ont frappé des lance-roquettes sur l’île iranienne de Larak – ce qui a poussé l’Iran à tirer des missiles en direction de la Jordanie et des Émirats arabes unis. Mardi, les États-Unis ont visé d’autres cibles iraniennes autour du détroit d’Ormuz, dans le cadre de la plus importante flambée de violence depuis le mois de juillet dernier.
L’Iran a annoncé qu’une des frappes américaines de mardi avait tué quatre personnes lors d’un mariage, évoquant un « crime de guerre ». La république islamique a lancé une vague d’attaques de représailles qui ont pris pour cible des bases américaines en Jordanie, aux Émirats arabes unis, au Koweït, à Bahreïn et en Irak.
Le Commandement central américain a nié avoir voulu s’en prendre à des civils, déclarant mercredi à Reuters que l’armée américaine « ne vise jamais les civils, contrairement aux Gardiens de la Révolution ».
Si l’Iran a frappé des pays à travers tout le Moyen-Orient, le pays, ces derniers mois, s’est abstenu de frapper Israël. Le ministre de la Défense israélien, Israel Katz, a expliqué, dans la journée de mercredi, qu’Israël était prêt à riposter « avec une grande force » s’il devait être attaqué par l’Iran pendant la période des fêtes juives, une période qui commence la semaine prochaine.
Israël et les États-Unis ont lancé conjointement la guerre contre l’Iran le 28 février, avec pour objectif de déstabiliser le régime et de détruire ses programmes de missiles balistiques et nucléaires.
Les combats ont donné lieu à une trêve au mois d’avril dernier et les États-Unis et l’Iran ont signé un accord provisoire en juin – mais ce dernier a échoué en raison de différends concernant le contrôle du détroit d’Ormuz, où l’Iran avait mis en place un blocus dès le début de la guerre, poussant les États-Unis à riposter de la même manière.
Depuis, l’essentiel des tensions s’est concentré sur le détroit d’Ormuz, les motivations initiales de la guerre — empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires et mettre un terme à son programme de missiles balistiques — semblant avoir été largement reléguées au second plan.
« Ça sonne bien »
Trump a insisté mercredi sur le fait que les prochaines élections de mi-mandat américaines, qui sont prévues au début du mois de novembre, n’avaient pas influencé sa prise de décision.
Trump a laissé entendre que les électeurs républicains acceptaient de payer temporairement plus cher leur carburant à la pompe parce qu’ils ne voulaient pas que l’Iran se dote de l’arme nucléaire.
Interrogé sur un message qu’il a publié mercredi – il s’y demandait à voix haute quand les Iraniens se révolteraient contre le régime – il a de nouveau reconnu qu’une telle rébellion serait difficile tant que les manifestants ne seraient pas armés.
Rappelant que des hommes armés du régime avaient tiré sur les manifestants, Trump a estimé qu’il était compréhensible que la population ait cessé de descendre dans les rues.
« C’est pour ça que cela ne se produit pas. Et qui pourrait leur en vouloir ? Mais le régime s’affaiblit de jour en jour », a-t-il affirmé.
Il a également évoqué l’idée de rebaptiser le détroit d’Ormuz « détroit de Trump », même si cette voie maritime cruciale reste contestée dans le contexte de la guerre avec l’Iran.
Now that we have it under U.S.A. control, should we change the name Hormuz Strait to TRUMP STRAIT??? Like America itself, it would be “hotter” than ever before! Thank you for your attention to this matter. President DONALD J. TRUMP
( TS: Sep 2 2026, 11:23 AM ET )… pic.twitter.com/3QsLUFoWWi
— Commentary Donald J. Trump Truth Social Posts On X (@TrumpTruthOnX) September 2, 2026
« Maintenant que nous le contrôlons, aux États-Unis, devrions-nous changer le nom du détroit d’Ormuz en DÉTROIT DE TRUMP ??? À l’image de l’Amérique elle-même, ce serait ‘plus chaud’ que jamais ! », a écrit Trump sur son réseau social Truth Social.
La Maison Blanche a ensuite diffusé sur les réseaux sociaux une carte du Golfe sur laquelle cette voie navigable était désignée sous le nom de « détroit de Trump ».
« Ça sonne bien », ajoutait le message de la Maison Blanche.
Ces dernières semaines, Trump a maintes fois brandi la menace de revendiquer la souveraineté sur le détroit d’Ormuz, allant même jusqu’à publier une carte présentant cette voie navigable comme un « nouveau territoire américain ».
Depuis son retour au pouvoir l’année dernière, Trump a multiplié les propositions de changement de nom de ce type, qui semblaient au départ n’être que des tentatives visant à troller ses adversaires, mais qui ont fini par se concrétiser.
La semaine dernière, le républicain de 80 ans a signé un décret rebaptisant le lac Ontario « lac America », dans le contexte d’une guerre commerciale avec le Canada voisin.
Trump a également rebaptisé le golfe du Mexique « golfe d’Amérique » dès son premier jour de retour à la Maison Blanche, au mois de janvier 2025. Ni le Mexique ni le Canada n’ont accepté ces changements.
Trump a par ailleurs rétabli l’ancien nom du Denali, le plus haut sommet d’Amérique du Nord, en le rebaptisant « mont McKinley ».
Le président milliardaire a également frénétiquement renommé divers lieux et autres en son honneur – notamment le centre artistique Kennedy à Washington, un institut pour la paix, une « Trump Gold Card » dédiée à l’immigration et un site internet de vente de médicaments « Trump Rx ».
Le Trésor américain a quant à lui émis mercredi des pièces d’un dollar à l’effigie de Trump pour marquer le 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis, allant ainsi à l’encontre de la loi fédérale qui interdit qu’un président vivant figure sur la monnaie américaine.
Mais cette suggestion concernant le détroit pourrait également avoir pour but de détourner à nouveau l’attention de la guerre contre l’Iran, qui a provoqué une flambée des prix du pétrole pour les consommateurs américains à l’approche des élections de mi-mandat cruciales.
la Communauté du Times of Israël !







