Moscou confirme la vente des S-300 à l’Iran
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Moscou confirme la vente des S-300 à l’Iran

La Russie n'a cependant pas précisé la date de livraison

Des missiles S-300 pendant la parade de la Victoire sur la place rouge à Moscou, le 9 mai 2009. (Crédit : Kremlin.ru/CC BY 3.0  via Wikimedia Commons)
Des missiles S-300 pendant la parade de la Victoire sur la place rouge à Moscou, le 9 mai 2009. (Crédit : Kremlin.ru/CC BY 3.0 via Wikimedia Commons)

Moscou a confirmé mardi la fin des négociations sur la vente de missiles russes S-300 à l’Iran, sans toutefois annoncer une date de livraison prochaine comme l’avait laissé entendre Téhéran la veille.

« La décision de livrer des S-300 à l’Iran est prise, mais la mise en oeuvre de ce projet demande un certain temps. De ce que je comprends, le moment de la livraison n’est pas encore venu », a déclaré à l’agence Interfax Evgueni Loukianov, secrétaire adjoint du Conseil de sécurité russe.

« Les collègues qui s’occupent de ce sujet sont en train de mettre les choses au point, conformément au contrat. Je ne peux rien dire à propos des délais » de livraison, a abondé le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.

Son homologue iranien Hossein Amir Abdollahian avait pourtant annoncé lundi après une visite à Moscou que la livraison des S-300 par la Russie devait intervenir « dans un délai assez bref ».

« Ce sera fait à la première occasion possible », avait-il affirmé après avoir rencontré son homologue russe, Mikhaïl Bogdanov.

Jusqu’à présent, Téhéran évoquait l’horizon fin 2015 pour la réception des missiles russes S-300, dont la vente, interdite en 2010 par l’ancien président russe Dmitri Medvedev, a été à nouveau autorisée en avril par Vladimir Poutine.

Cette décision du président Poutine a déplu aux Occidentaux, Washington estimant que ces ventes « n’aident en rien » la conclusion d’un accord final avec l’Iran sur son programme nucléaire tandis qu’Israël exprimait la crainte que cela « renforce l’agressivité » de Téhéran.

De son côté, Moscou juge que l’accord-cadre signé à Lausanne entre les grandes puissances et la République islamique en avril permet la reprise des livraisons des S-300, sans attendre une éventuelle levée des sanctions décidées pour faire fléchir Téhéran sur son programme nucléaire controversé.

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