Moshe Bar Siman-Tov met en doute la fiabilité des tests du COVID-19
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Moshe Bar Siman-Tov met en doute la fiabilité des tests du COVID-19

Le directeur du ministère de la Santé a déclaré, sans savoir que son micro est allumé, que le test PCR est seulement fiable à 70 %

Le directeur-général du ministère de la Santé, Moshe Bar Siman-Tov, sur un site de testage au coronavirus type drive-in à Tel Aviv, le 20 mars 2020 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Le directeur-général du ministère de la Santé, Moshe Bar Siman-Tov, sur un site de testage au coronavirus type drive-in à Tel Aviv, le 20 mars 2020 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le test PCR pour le COVID-19 en Israël est seulement fiable à 70 %, et non pas à 90 % comme on le pensait auparavant, a laissé entendre mardi le directeur général du ministère de la Santé Moshe Bar Siman-Tov.

Ce dernier a fait cette remarque alors qu’il échangeait avec la professeur Sigal Sadetsky, chef des services de santé publique du ministère, sans s’apercevoir que son micro était allumé avant un point presse.

« Avez-vous vu les chiffres indiquant que le PCR est seulement fiable à
70 % », a demandé Bar Siman-Tov à Sadetsky.

« Non, a-t-elle répondu, mais j’ai vu les raisons qui pourraient réduire la validité du test ».

La Treizième chaîne a déclaré avoir été informée par des officiels de la santé que le taux de fiabilité pour le test PCR (réaction en chaîne polymérase) se situait autour de 50 % et que les Chinois avaient utilisé des IRM pour confirmer les diagnostics.

Bar Simon-Tov faisait apparemment référence à une étude chinoise comparant les deux méthodes de test.

Le Prof. Sigal Sadetsky, chef des services de santé publique au ministère de la Santé, s’exprime lors d’une conférence de presse sur le COVID-19 à Tel Aviv, le 27 février 2020. (Avshalom Sassoni / Flash90)

Le test PCR est un test antigène qui peut confirmer la présence d’une infection au coronavirus. Le test est réalisé avec un tampon de prélèvement du mucus, de la salive et de l’ARN qui confirme l’infection, si elle est présente.

Alors que le test est considéré comme étant précis, si les échantillons ne sont pas correctement prélevés, par exemple par du personnel insuffisamment formé, cela peut affecter de manière significative le nombre de faux cas négatifs.

Le service israélien de renseignement du Mossad a mené plusieurs opérations pour faire venir des centaines de milliers de tests PCR en Israël, avec les tampons et les réactifs chimiques nécessaires pour mener les tests en laboratoire.

Un autre type de test pour le coronavirus consiste à utiliser la sérologie des anticorps. On réalise ce test avec une prise de sang et l’on peut confirmer une infection passée.

Alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu et des officiels de la santé ont déclaré qu’Israël réaliserait environ 10 000 tests PCR cette semaine et 30 000 d’ici le 10 avril, mardi, seulement 7 000 tests avaient été réalisés.

Mercredi après-midi, un reportage de la Douzième chaîne citait un employé d’un des laboratoires réalisant le test. Le technicien de laboratoire a expliqué qu’Israël était loin de parvenir à ces objectifs à cause du manque de réactifs chimiques et de la mauvaise gestion du ministère de la Santé.

« La conduite du ministère de la Santé vis-à-vis des laboratoires est une catastrophe, a-t-il déclaré à la Douzième chaîne. Le manque de kits – des tubes de test avec des réactifs chimiques qui décomposent les protéines des échantillons et nous permettent de les interpréter – nous empêche d’accélérer le rythme des tests ».

Une autre question, a-t-il ajouté, concernait les horaires de travail des laboratoires. Il y a actuellement 27 laboratoires en Israël capables de réaliser les tests PCR. Des officiels du ministère de la Santé et du ministère des Finances doivent se rencontrer tard mercredi pour permettre aux laboratoires de travailler 24h/7.

Le ministère a fait l’objet de critiques au cours du weekend après que des médias ont annoncé que certains tests étaient erronés. Des officiels de la Santé ont ensuite mis ces faux résultats sur le compte d’une erreur humaine. Le ministère a déclaré que la poignée de faux résultats ont été interceptés avant d’être envoyés aux patients.

Israël a eu 25 décès à cause du virus et plus de 6 000 cas.

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