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Mosquées taguées dans le Doubs : un homme, ex-candidat RN, avoue

L'homme de 23 ans, déjà condamné 3 fois en France et en Suisse, notamment pour port d'armes et violences conjugales, a été placé sous contrôle judiciaire avant son procès en février

Drapeau flanqué d'une croix de Lorraine (Crédit : Pixabay/ThMilherou)
Drapeau flanqué d'une croix de Lorraine (Crédit : Pixabay/ThMilherou)

Un homme, ancien candidat RN aux élections départementales, a reconnu avoir tagué en novembre des croix de Lorraine sur trois mosquées dans le Doubs et sera jugé en février, a indiqué jeudi le procureur de la République de Besançon.

Travailleur frontalier, l’homme de 23 ans a été déféré mercredi devant le parquet de Besançon et placé sous contrôle judiciaire.

Il sera jugé le 9 février pour dégradations de lieux cultuels avec motifs religieux devant le tribunal correctionnel de Besançon, a indiqué Etienne Manteaux. Il encourt pour ces faits jusqu’à sept ans d’emprisonnement.

Les enquêteurs de la sûreté départementale du Doubs avaient notamment réussi à identifier le suspect grâce aux images des caméras de vidéo surveillance.

Une édition allemande de « Mein Kampf » (« Ma lutte ») d’Adolf Hitler exposée à l’Institut d’histoire contemporaine de Munich, le 11 décembre 2015. (Matthias Balk/dpa via AP, Dossier)

« Il a reconnu les faits », c’est-à-dire avoir inscrit des croix de Lorraine sur les mosquées situées à Montlebon, Pontarlier et Besançon en novembre 2021, a poursuivi le procureur.

Selon M. Manteaux, il a expliqué estimer que « la religion musulmane n’est pas compatible avec les valeurs de la France » et que « les mosquées, c’est pas la France ».

Le suspect, chez qui un exemplaire de « Mein Kampf » a été retrouvé mais qui assure « ne pas adhérer aux idées » d’Hitler, a affirmé avoir dessiné une croix de Lorraine, symbole historique de la Résistance et du gaullisme, « pour montrer que la France est un pays fort », selon le procureur.

Candidat perdant du RN aux élections départementales dans le canton de la Cluse-et-Mijoux, il a quitté fin 2021 le parti qu’il jugeait « trop laxiste ».

Il a déjà été condamné à trois reprises en France et en Suisse, notamment pour port d’armes et violences conjugales.

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