Nasrallah minimise la présence iranienne en Syrie
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Nasrallah minimise la présence iranienne en Syrie

La politique iranienne vise uniquement, selon le chef du Hezbollah, à "empêcher la Syrie de tomber sous l'hégémonie des Etats-Unis et d'Israël"

Un syrien regarde une interview de Hassan Nasrallah diffusé sur la chaîne de télévision officielle syrienne Al-Ikhbariya, à Damas, le 6 avril 2015. (Crédit : AFP / STR)
Un syrien regarde une interview de Hassan Nasrallah diffusé sur la chaîne de télévision officielle syrienne Al-Ikhbariya, à Damas, le 6 avril 2015. (Crédit : AFP / STR)

Le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, a qualifié mercredi les frappes que mène Israël en Syrie de « bataille imaginaire » contre une présence militaire iranienne qu’il a minimisée, affirmant en outre que les raids israéliens visaient « tout ce qui concernait la fabrication de missiles ».

« En Syrie, Israël mène une bataille imaginaire (censée) empêcher toute présence de forces iraniennes armées » dans ce pays en guerre, a martelé Nasrallah dans un discours télévisé.

Depuis le début en 2011 du conflit en Syrie, Israël a mené des centaines de frappes dans ce pays voisin contre les forces de Damas mais aussi contre celles de l’Iran et du Hezbollah et autres groupes pro-Téhéran, qui participent à la guerre aux côtés du régime.

« En Syrie, il y a seulement des conseillers militaires iraniens et des experts militaires (…) dont le nombre augmente ou diminue au gré des besoins sur le terrain », a souligné le chef du Hezbollah.

Selon lui, les conseillers et experts présents sur le terrain « jouaient et jouent encore un rôle très important ».

Ils « fournissent des conseils et de l’aide aux forces syriennes, ils gèrent, entrainent et équipent des groupes de résistance syriens, arabes et islamiques, en sus de la coordination avec des mouvements de résistance [terroristes], y compris le Hezbollah (…) ».

Nasrallah a évoqué un seul « cas exceptionnel » : celui de la bataille stratégique d’Alep en 2016, reconquise alors aux rebelles, à laquelle avaient participé « des forces iraniennes pendant deux ou trois mois ».

Il a enfin nié l’existence d’un différend ou d’une lutte de pouvoir entre l’Iran et la Russie, autre acteur majeur sur l’échiquier syrien.

« La République islamique d’Iran ne mène aucune lutte d’influence ni avec la Russie ni quelconque autre » pays ».

La politique iranienne vise uniquement, selon lui, à « empêcher la Syrie de tomber sous l’hégémonie des Etats-Unis et d’Israël ».

Israël accuse l’Iran de chercher à accroitre sa présence militaire et son influence à sa frontière, en s’enracinant en Syrie, et de développer un programme de missiles de précision qui seraient utilisés contre l’Etat hébreu.

Nasrallah a affirmé mercredi que les Israéliens « attaquaient tout ce qui concernait la fabrication de missiles en Syrie ».

La semaine dernière, le ministre israélien de la Défense Naftali Bennett a promis que son pays poursuivrait ses frappes en Syrie jusqu’au retrait des forces iraniennes, évoquant un « Vietnam » pour Téhéran sur le sol syrien.

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