Neshama Carlebach écrit sur son père, sur ses victimes et sur elle
Rechercher

Neshama Carlebach écrit sur son père, sur ses victimes et sur elle

Pour sa première réaction publique, la fille de Shlomo Carlebach a écrit un article de blog sincère et émouvant pour le Times of Israël intitulé "Mes sœurs, je vous entends"

Neshama Carlebach (photo publiée avec autorisation)
Neshama Carlebach (photo publiée avec autorisation)

Pour la première fois, Neshama Carlebach a réagi publiquement au sujet des accusations sexuelles concernant son défunt père, le rabbin Shlomo Carlebach. La jeune femme a décrit sa déclaration comme l’épreuve « la plus douloureuse » à laquelle elle ait eu à faire face.

Dans un article de blog pour le Times of Israel intitulé « Mes sœurs, je vous entends », Mme Carlebach a exprimé sa solidarité avec les victimes d’agression sexuelle et expliqué « traverser cette délicate épreuve » avec elles.

Elle a également révélé qu’elle aussi avait été abusée sexuellement à l’âge de 9 ans par l’un des associés de son père, un rabbin proche ami de la famille.

La chanteuse, qui reprend la musique et les idées de son père dans ses propres créations, soutient que Shlomo Carlebach représente beaucoup plus que ses prétendus méfaits.

« J’accepte mon père pour tout ce qu’il était, ses défauts et tout le reste. Je suis en colère contre lui. Mais je refuse de percevoir ses fautes comme étant tout ce qui le définissait », a écrit Carlebach.

Le « Rabbin chantant » Shlomo Carlebach et sa fille Neshama (photo publiée avec autorisation)

L’article de blog a été publié à la suite d’allégations concernant des agressions sexuelles. Si certaines allégations remontent à longtemps, de nouveaux témoignages ont été diffusés ces dernières semaines, dans le cadre de la grande campagne #MeToo lancée contre le harcèlement sexuel et déclenchée par le scandale concernant le producteur hollywoodien Harvey Weinstein.

En décembre, le Times of Israël a relayé les nombreuses accusations d’agressions qui auraient été commises au sein de la communauté juive. Neshama Carlebach a refusé de commenter cet article.

Shlomo Carlebach en concert à Jérusalem, le 8 mars 1994 (Capture d’écran Youtube)

Dans son blog, Carlebach a affirmé qu’elle avait longtemps écouté les différents témoignages et que le temps du silence était désormais révolu.

« Oui, ce malaise est douloureux. Profondément douloureux. Mais nous sommes appelés à nous pencher dessus. Nous le devons afin de transformer le monde », a écrit Carlebach.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...