Netanyahu appelle Poutine pour obtenir la libération du Naama Issachar
Rechercher

Netanyahu appelle Poutine pour obtenir la libération du Naama Issachar

La retranscription russe de l'appel téléphonique passé entre les deux hommes ne mentionne pas la demande de libération de Naama Issachar

Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'un événement de la journée internationale des victimes de la Shoah et de la levée du siège de Stalingrad par les nazis au musée juif de Moscou, le 29 janvier 2018 (Crédit : AFP Photo/Vasily Maximov)
Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'un événement de la journée internationale des victimes de la Shoah et de la levée du siège de Stalingrad par les nazis au musée juif de Moscou, le 29 janvier 2018 (Crédit : AFP Photo/Vasily Maximov)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a demandé au président russe Vladimir Poutine de gracier l’Israélo-américaine emprisonnée dans la capitale moscovite pour trafic de drogue, a fait savoir son bureau jeudi.

Les deux dirigeants ont également abordé la question de l’Iran et de la Syrie, d’après le bureau de Netanyahu.

Cet appel, de l’initiative du Premier ministre israélien d’après le Kremlin, a eu lieu alors que les adhérents du parti de Benjamin Netanyahu étaient appelés aux urnes pour désigner leur nouveau dirigeant.

Se vantant régulièrement de sa proximité avec Moscou, ce dernier avait promis lors d’un meeting de campagne plus tôt ce mois-ci de faire sortir Naama Issachar de prison, suscitant des espoirs de solution diplomatique.

La ressortissante israélo-américaine est détenue en Russie depuis avril après que plusieurs grammes de cannabis ont été retrouvés dans ses bagages lors d’une escale dans un aéroport moscovite. Elle a été condamnée en octobre à sept ans et demi de prison. Sa demande de libération a été rejetée en appel la semaine dernière.

Après l’audience, Netanyahu a assuré à la mère de celle-ci qu’il continuait de faire tout son possible pour la libérer. Les officiels israéliens ont exprimé l’espoir que Poutine puisse la libérer en guise de geste de bonne volonté avant ou pendant sa visite en Israël prévue le mois prochain.

Le Premier ministre avait également demandé au président russe de gracier Naama Issachar lors d’un appel téléphonique au début du mois.

Moscou a fait savoir que le dirigeant russe considérerait la demande.

L’Israélo-américaine Naama Issachar, emprisonnée pour trafic de drogue, assiste à son audience en appel au tribunal régional de Moscou, le 19 décembre 2019. (Crédit : Kirill KUDRYAVTSEV / AFP)

« Je vous [Netanyahu] demande de faire tout ce que vous pouvez pour convaincre Poutine de permettre à Naama d’allumer une bougie de Hanoukka en tant que femme libre dans l’État d’Israël, avant qu’elle ne soit transférée dans les prochains jours dans une prison reculée de Russie », a déclaré sa mère, Yaffa, en réaction à l’appel de jeudi.

Netanyahu a qualifié la peine de la jeune fille « [d’]absurde » lors d’un entretien avec un média israélien diffusé mercredi.

Or, la retranscription russe de l’appel téléphonique passé entre les deux hommes ne mentionne pas la demande de libération. Le Kremlin a fait savoir qu’ils avaient abordé des questions régionales et les relations bilatérales en vue de la visite de Vladimir Poutine en Israël le 22 janvier pour les commémorations du 75e anniversaire de la libération d’Auschwitz.

« Le président Poutine a souhaité un joyeux Hanoukka au Premier ministre Netanyahu, qui a adressé ses meilleurs vœux au président pour Novi God [Nouvel An] », d’après un communiqué du bureau de Netanyahu.

Affiches de campagne électorale sur le bâtiment du siège du Likud à Tel Aviv montrant le Premier ministre Benjamin Netanyahu serrant la main du Président russe Vladimir Poutine et du Président américain Donald Trump, le 28 juillet 2019. (Adam Shouldman/Flash90)

Netanyahu s’est vanté de sa relation avec Poutine et d’autres dirigeants du monde lors des élections de cette année, qui n’ont pas permis la formation d’un gouvernement. Les Israéliens retourneront ainsi aux urnes le 2 mars prochain.

Lors d’un entretien rare accordé mercredi, le Premier ministre a affirmé que Vladimir Poutine lui avait dit que sans leurs proches relations, leurs deux pays seraient en guerre.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...