Netanyahu au sud-Liban : pas de retrait de Tsahal tant que le Hezbollah y restera
Le Premier ministre israélien affirme que l'armée restera dans la zone de sécurité, tandis que l'ONU pousse pour maintenir sa présence malgré l'opposition d'Israël
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Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré mardi aux soldats déployés dans la zone de sécurité du Sud-Liban que l’armée resterait dans l’immédiat dans les environs. Il a par ailleurs attribué le mérite de la conclusion du récent accord entre Israël, le Liban et les États-Unis, lequel conditionne le retrait israélien au désarmement du Hezbollah, au travail accompli par les soldats.
« Si vous voyez une menace pour votre sécurité, votre vie ou celle de vos soldats — faites quelque chose. N’attendez pas. Agissez. C’est une directive absolue », a déclaré Netanyahu lors de sa visite, selon le communiqué de son cabinet. Le Premier ministre était accompagné du ministre de la Défense, Israel Katz, et du chef d’État-major adjoint de Tsahal, Tamir Yadai.
Netanyahu a déclaré que les récentes opérations militaires israéliennes contre le Hezbollah, soutenu par l’Iran, avaient permis de parvenir à cet accord, disant aux soldats : « Grâce à ce que vous faites ici, le Liban reconnaît Israël et Israël, le Liban », « deux États souverains qui veulent la paix ».
« Nous disons à l’Iran et au Hezbollah : partez. Vous n’avez rien à faire ici… C’est une gifle, un coup de poing au visage de l’axe iranien », a-t-il indiqué.
Le Premier ministre a redit: « Nous ne quitterons pas le Sud-Liban tant que la menace n’aura pas été éliminée. Et tant que le Hezbollah sera ici, armé et menaçant, nous resterons ici nous aussi ».
Netanyahu a salué les succès militaires obtenus contre le Hezbollah, qualifiant le groupe terroriste de « maillon le plus important de l’axe iranien », et déclarant qu’après les récents combats, il ne lui restait que 8 % de ses 150 000 missiles et roquettes et que 9 000 terroristes du Hezbollah avaient été tués.
L’accord-cadre signé la semaine dernière engage le Liban à restaurer sa souveraineté sur son territoire par le biais du « désarmement vérifié des groupes armés non étatiques », prélude à un retrait israélien progressif.
L’État libanais a signé cet accord, de même qu’Israël et les États-Unis, mais le Hezbollah et ses alliés le refusent.
Lundi, le ministre de la Défense Katz a déclaré qu’Israël n’avait « aucune ambition territoriale au Liban », mais que Tsahal ne bougerait pas « d’un millimètre » tant que le groupe terroriste ne serait pas désarmé. Il s’est par ailleurs montré sceptique quant-à la possibilité que l’armée libanaise « se transforme soudain en lions prêts à charger le Hezbollah » et en a conclu que Tsahal serait au Liban sur « le long terme ».
Dans la nuit de lundi à mardi, les médias officiels libanais ont fait état d’une frappe israélienne dans le sud du pays, entre les villes de Qantara et Deir Seryan. Tsahal n’a pas réagi. L’incident rapporté aurait eu lieu à l’intérieur de la zone de sécurité et pourrait être lié à des travaux de démolition.
Mardi, un agent du Hezbollah aperçu à proximité des soldats israéliens a été tué, a fait savoir Tsahal, en précisant qu’il avait été repéré près du village de Manzleh, non loin de la zone de sécurité.
« Les activités du terroriste représentaient une menace pour les soldats », a indiqué l’armée en soulignant qu’il avait été ciblé et tué pour
« éliminer la menace ».
L’ONU tente de se maintenir au Liban
L’Organisation des Nations Unies tente par ailleurs de se maintenir au Sud-Liban malgré la perspective de l’expiration du mandat de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) en fin d’année, a rapporté la Chaîne N12.
Selon cette dernière, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, avec le soutien de la France, tenterait de persuader les États-Unis et le Conseil de sécurité de l’ONU d’approuver le principe de la formation d’une force composée de 5 000 soldats et 500 observateurs pour surveiller le Sud-Liban.
Cette proposition tombe à point nommé, au moment où la France s’inquiète du rôle dominant des États-Unis dans la supervision du cessez-le-feu entre Israël et le Liban, Paris ayant été écarté des négociations.
Israël est, pour sa part, totalement opposé à toute forme de maintien d’une présence militaire de l’ONU, au motif que la FINUL n’a pas, de son point de vue, empêché le renforcement militaire du Hezbollah et fait ce que l’on attendait d’elle. Un membre des autorités a indiqué à la chaine N12 que la force de maintien de la paix était « incapable de faire oeuvre de dissuasion ou de faire baisser l’intensité des hostilités en temps de guerre ».
Encouragés par la relative accalmie, quelque 400 000 Libanais sont retournés dans le Sud-Liban, dans des secteurs qui se trouvent en dehors de la zone de sécurité : ils les avaient fuis au début du conflit, a déclaré mardi le ministre libanais des Affaires sociales.
Depuis que les combats ont commencé, le 2 mars dernier, lorsque le Hezbollah a attaqué Israël en soutien à l’Iran, près d’un million de personnes ont été contraintes de quitter leur logement et un grand nombre d’entre elles se trouvent toujours dans des abris de fortune ou des logements temporaires, leur maison étant détruite ou inhabitable, a déclaré la ministre, Hanine El Sayed.
Près de 40 % des personnes déplacées sont revenues dans leur ville ou village. Le nombre de personnes logées dans des abris collectifs a fortement baissé, passant de 37 000 à près de 13 000, a-t-elle souligné.
Les autorités s’attendent à davantage de retours dans les tout prochains jours et espèrent, d’ici une semaine, être en capacité de mieux évaluer le nombre de familles privées de retour.
« D’ici plus ou moins une semaine… nous connaîtrons la véritable ampleur du problème — combien de personnes ne peuvent absolument pas revenir parce que leur maison a été détruite », a-t-elle conclu.
la Communauté du Times of Israël !







