Israël en guerre - Jour 198

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Netanyahu aurait rencontré de manière répétée de hauts-responsables militaires

Se préparant à une attaque possible contre l'Iran, le Premier ministre aurait récemment rencontré le ministre de la Défense, le chef d'État-major et celui du Mossad, entre autres

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu visite la base aérienne de Hatzerim,  en compagnie du chef de l'armée de l'air Mamikam Norkim (à gauche) et d'Eyal Zamir, vice-chef d'État-major de Tsahal, le 18 mai 2021.(Crédit : Kobi Gideon / GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu visite la base aérienne de Hatzerim, en compagnie du chef de l'armée de l'air Mamikam Norkim (à gauche) et d'Eyal Zamir, vice-chef d'État-major de Tsahal, le 18 mai 2021.(Crédit : Kobi Gideon / GPO)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu aurait eu une série de rencontres secrètes de haut-niveau avec de hauts responsables militaires afin de renforcer les préparations de l’armée en vue d’une possible confrontation avec l’Iran.

Selon un reportage de la Douzième chaîne, mardi, le Premier ministre s’est entretenu à cinq reprises, ces dernières semaines, avec le ministre de la Défense Yoav Gallant, le chef d’état-major de l’armée israélienne Herzi Halevi, le dirigeant du Mossad David Barnea, le responsable des renseignements militaires Aharon Haliva et d’autres responsables de premier plan de l’armée pour discuter de l’état de préparation du pays face à une éventuelle attaque contre le programme nucléaire de l’Iran.

Ces informations, qui n’ont pas été sourcées, ont fait part de quelques détails sur les discussions et elles pourraient avoir filtré pour démontrer le sérieux des menaces israéliennes concernant un potentiel recours à l’action militaire afin d’arrêter la course à l’arme atomique présumée de l’Iran – une course qualifiée par Netanyahu de « menace existentielle ».

Selon les informations rendues publiques par la chaîne, la conclusion de ces réunions – qu’Israël passera seul à l’action si la communauté internationale devait décider de ne s’impliquer – a été partagée avec le secrétaire d’État américain Antony Blinken, le conseiller américain à la Sécurité nationale Jake Sullivan et le président français Emmanuel Macron.

Mardi soir, Netanyahu a répété que la communauté internationale devait soutenir sa promesse de déjouer les ambitions nucléaires de la République islamique en posant des menaces sérieuses de passage à l’action militaire, voire en envoyant des bombardiers.

« La seule chose qui parvient à arrêter les États voyous qui s’apprêtent à développer la bombe atomique, c’est une menace militaire crédible ou un passage à l’action militaire crédible », a-t-il indiqué lors d’une conférence sur la sécurité nationale. « Une condition nécessaire – et cette condition est souvent suffisante – est le passage à l’action militaire crédible. Et plus on attend, plus ce sera difficile. Nous avons déjà attendu trop longtemps. »

Dimanche, l’Agence internationale de l’Énergie atomique a indiqué qu’elle était en pourparlers avec l’Iran après la publication d’un rapport qui a indiqué que le pays avait commencé à enrichir de l’uranium à 84 % – à quelques pas seulement du niveau d’enrichissement de 90 % qui est nécessaire pour fabriquer une arme atomique.

Un porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Behrouz Kamalvandi, a nié ces informations lundi, confiant à l’agence de presse d’État IRNA que « jusqu’à présent, nous n’avons procédé à aucune tentative d’enrichissement supérieure à 60 %. La présence de particules d’enrichissement à plus de 60 % ne signifie pas qu’il y a une production d’uranium enrichi à plus de 60 % ».

Gallant a déclaré pour sa part, mardi, qu’Israël ne permettra pas à la République islamique « de franchir la ligne rouge » et d’enrichir de l’uranium à 90 %.

« Israël fait face à la Syrie, au Hezbollah, à l’Iran et et au terrorisme palestinien sur de multiples fronts. La menace iranienne doit revenir au sommet de la liste des priorités », a-t-il expliqué lors d’une conférence.

« L’Iran est plus proche que jamais de la production d’une arme nucléaire et a presque atteint la ligne rouge. Nous ne permettrons pas que cela arrive – toutes les options sont sur la table. Notre devoir est de défendre l’État d’Israël et le peuple juif », a-t-il poursuivi.

Le ministre de la Défense Yoav Gallant s’exprimant lors de la Conférence sur la sécurité de Munich, en Allemagne, le 17 février 2023. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Netanyahu, comme Gallant, s’en est aussi pris au Hezbollah, avertissant que le groupe terroriste – ainsi que les dirigeants de Gaza du Hamas – ne devaient pas confondre instabilité politique au sein du pays et faiblesse militaire. Il a déclaré que l’armée répondrait « de façon disproportionnelle » si un groupe, quel qu’il soit, devait provoquer l’État juif.

Israël aurait été sur le point de mener des frappes contre les structures nucléaires iraniennes à de multiples occasions sous les anciens gouvernements de Netanyahu.

L’ex-Premier ministre et ministre de la Défense Ehud Barak aurait déclaré que Netanyahu avait renoncé à frapper la République islamique en 2010 et 2011 après en avoir été dissuadé par le chef d’état-major de l’époque et par d’autres ministres.

Barak aurait également dit qu’une frappe similaire avait été envisagée en 2012 mais que l’opération avait été annulée parce qu’Israël réalisait un exercice militaire avec les États-Unis, à ce moment-là, et que Netanyahu ne voulait pas attirer l’armée américaine dans une guerre contre l’Iran.

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