Netanyahu exclut une coalition avec Gantz, veut former un gouvernement de droite
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Netanyahu exclut une coalition avec Gantz, veut former un gouvernement de droite

Le parti Hossen LeYisrael a répondu qu'il "établira un gouvernement sioniste, d'espoir et d'unité, qui remplacera Netanyahu" ; le Premier ministre appelle la droite à s'unir

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu assiste à la réunion hebdomadaire de son cabinet à Jérusalem, le 3 février 2019. (Crédit : Ronen Zvulun/Pool/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu assiste à la réunion hebdomadaire de son cabinet à Jérusalem, le 3 février 2019. (Crédit : Ronen Zvulun/Pool/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a exclu lundi la possibilité de former une coalition avec le parti Hossen LeYisrael de Benny Gantz, affirmant qu’il souhaite gouverner avec un gouvernement de droite.

« Je ne formerai pas de gouvernement avec Benny Gantz », a déclaré le Premier ministre lors d’une rencontre avec un groupe de journalistes religieux. « Je serais celui qui formera la coalition, et ce sera un gouvernement nationaliste-Likud, un gouvernement de droite. »

Le parti de Gantz a répondu dans un communiqué que « nous établirons un gouvernement sioniste, d’espoir et d’unité, qui remplacera Netanyahu ».

Un sondage publié samedi soir montre que Netanyahu reste le mieux placé pour former un gouvernement, même si ses rivaux s’unissent avant les élections d’avril.

Le sondage, publié par la Douzième chaîne, est le dernier en date à montrer que le centre et la gauche ne parviendront pas à faire tomber un gouvernement de droite même s’ils surmontent leurs différences et s’unissent, alors que d’importantes négociations entre les chefs de parti sont en cours, pour finaliser leurs listes avant la date butoir fixée au 21 février.

L’ancien chef d’Etat-major israélien Benny Gantz lors d’un rassemblement électoral dans la ville côtière de Tel Aviv, le 29 janvier 2019 (Crédit : Jack Guez/AFP)

Un parti dirigé par l’ancien chef d’état-major Benny Gantz, Moshe Yaalon et Gabi Ashkenazi arriverait en tête des suffrages avec 36 sièges si le scrutin avait lieu aujourd’hui, selon le sondage.

Si ce chiffre est supérieur aux 32 sièges attribués au Likud de Netanyahu dans ce scénario, l’alliance centriste n’aura cependant que peu d’alliés naturels à gauche pour former une coalition.

Netanyahu a également appelé les partis de droite HaBayit HaYehudi, l’Union nationale, Otzma Yehudit et Yachad à s’unir.

« Vous ne devez pas perdre les votes, parce qu’en fin de compte, il y aura soit un gouvernement de droite, soit un gouvernement de gauche. Une scission de la droite fera perdre les élections », a-t-il dit aux journalistes, selon la Treizième chaîne.

« Je vous demande cela, alors que je passe des coups de fil et organise des réunions avec les chefs de ces partis, afin de s’unir et de s’allier. Aucun d’eux ne passe le seuil [électoral]. Si l’un d’eux rejoint le Likud, cela ne fera pas gagner de sièges, selon nos sondages, donc nous n’atteindrons pas notre but. »

Benjamin Netanyahu rencontre des journalistes religieux, le 11 février 2019 (Autorisation)

Des négociations d’alliance entre HaBayit HaYehudi et l’Union nationale se sont soldées par un échec samedi soir, selon des responsables des deux factions nationalistes religieuses.

Les récents sondages ont montré qu’une liste réunissant HaBayit HaYehudi et l’Union nationale dépassait de justesse le seuil électoral, fixé à 3,25 % des suffrages. Cependant, des sondages montrent que s’ils se présentent indépendamment, les deux partis ne parviendront pas à entrer à la Knesset, à moins qu’ils ne s’allient à d’autres factions.

Si les sondages sont quasi-quotidiens en Israël dans les mois qui précèdent les élections et ne sont pas considérés comme fiables, ils servent généralement de jauge du climat politique et indiquent la direction que prendra l’élection.

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