Netanyahu : Israël ne laissera « pas passer » les « actes d’agression » iraniens
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Netanyahu : Israël ne laissera « pas passer » les « actes d’agression » iraniens

Selon des ministres, ceux qui sont à l'origine d'attaques depuis la Syrie, comme le tir de roquette de dimanche qui a visé le mont Hermon, "paieront un prix élevé"

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu fait une déclaration en direct à la télévision depuis la résidence du Premier ministre, à Jérusalem, le 7 janvier 2019. (Crédit : LIKUD / AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu fait une déclaration en direct à la télévision depuis la résidence du Premier ministre, à Jérusalem, le 7 janvier 2019. (Crédit : LIKUD / AFP)

« La nuit dernière, l’armée de l’air a fermement attaqué des cibles iraniennes en Syrie, après que l’Iran a lancé un missile depuis son territoire. Nous ne comptons pas ignorer de tels actes d’agression alors que l’Iran tente de se retrancher militairement en Syrie et a donné à l’Iran des déclarations explicites pour détruire Israël, comme vient de le dire le commandant des forces aériennes iraniennes. Nous agissons contre l’Iran et contre les forces syriennes qui soutiennent l’agression iranienne. Quiconque essaie de nous faire du mal – nous leur ferons du mal. Quiconque menace de nous détruire portera l’entière responsabilité, » a déclaré lundi le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de l’inauguration du nouvel aéroport d’Eilat, nommé d’après Ilan et Asaf Ramon, l’astronaute et son fils décédés en mission.

Les raids israéliens qui ont eu lieu lundi au petit matin contre des installations iraniennes en Syrie démontrent que « la politique des lignes rouges de Jérusalem visant à empêcher l’ancrage iranien en Syrie est maintenue à toute force », a expliqué lundi matin un haut-ministre israélien.

« L’attaque de l’armée israélienne qui a eu lieu cette nuit contre des cibles des forces iraniennes Quds sont un message clair transmis au [commandant des forces Quds] Qassem Souleimani et aux gardes révolutionnaires iraniens », a expliqué le ministre des Transports et des renseignements Israel Katz dans un communiqué.

Les propos de Katz ont suivi un bombardement aérien apparemment massif de l’armée de l’air israélienne sur des entrepôts iraniens d’armes, des structures de renseignement et un camp d’entraînement situé aux abords de Damas lundi aux premières heures, une frappe que les militaires ont publiquement annoncé quelques heures plus tard – une initiative rare.

L’armée a précisé que ces frappes aériennes étaient venues en réponse au tir d’un missile sol-sol lancé vers le plateau du Golan, 24 heures auparavant, qui a été intercepté par une batterie anti-missile du Dôme de fer.

Le ministre de l’Intégration issu du Likud Yoav Gallant, général de l’armée à la retraite, a promis lundi que « nous ferons partir l’Iran de Syrie. Nous n’autoriserons pas l’établissement d’une armée iranienne en Syrie et nous ne permettrons pas la formation d’un autre front du Hezbollah sur le plateau du Golan ».

Le système du Dôme de fer intercepte une roquette à la station de ski du mont Hermon, le 20 janvier 2019 (Capture d’écran : Twitter)

Les avions-chasseurs israéliens ont pris pour cible des entrepôts d’armement iraniens, des structures de renseignement et un camp d’entraînement situé aux abords de Damas au cours de frappes nocturnes massives, a fait savoir l’armée israélienne, accusant la république islamique d’avoir lancé un missile vers l’Etat juif la veille.

Citant les sages du Talmud – « Devant celui qui vient pour vous tuer, levez-vous et tuez-le en premier » – Katz a déclaré que « ceux qui ont lancé une roquette en direction du mont Hermon israélien paieront un prix élevé ».

Il a déclaré à la radio militaire dans un entretien, lundi matin, que l’attaque à la roquette avait visé la station de ski de Hermon.

Selon l’armée israélienne, les avions ont visé des entrepôts d’armes – l’un d’entre eux situé à proximité de l’aéroport international de Damas – une structure des renseignements et un camp d’entraînement qui appartenaient aux forces iraniennes Quds, le bras expéditionnaire des Gardiens de la révolution qui sont accusés par Israël et l’Occident de tenter de s’ancrer sur le territoire syrien.

« L’attaque iranienne sur le territoire israélien, hier, a été la preuve claire de la volonté de la république islamique de s’enraciner militairement en Syrie et de la menace qu’une telle initiative peut représenter pour l’Etat d’Israël et la stabilité régionale », a noté l’armée dans un communiqué, lundi.

Les militaires israéliens revendiquent de plus en plus leurs frappes contre les forces iraniennes en Syrie après des années pendant lesquelles ils ont maintenu une politique d’ambiguïté, les informations portant sur des attaques israéliennes étant évoquées par les médias syriens ou étrangers.

L’armée a diffusé des images des frappes, notamment sur les réseaux sociaux.

Dans la matinée de lundi, l’Observatoire pour les droits de l’Homme syrien (OSDH) a indiqué que les avions-chasseurs israéliens avaient fait des victimes et entraîné des dégâts immenses auprès des forces iraniennes et du Hezbollah.

« Les missiles israéliens sont parvenus à détruire des dépôts d’armes et des postes militaires iraniens et du Hezbollah libanais aux abords de l’aéroport international de Damas et dans le secteur d’Al-Kiswah et de Jamraya », a noté le groupe dans un communiqué.

En tout, ce sont 11 personnes qui auraient été tuées dans les frappes, notamment des soldats iraniens ou issus des forces alliées à la république islamique, et des soldats de l’armée syrienne.

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