Netanyahu: le taux d’infection baisse, mais reste parmi les plus élevés du monde
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Netanyahu: le taux d’infection baisse, mais reste parmi les plus élevés du monde

Le Premier ministre met en garde contre un bond des décès des suites du virus et que le nombre des cas peut s'élever "à des chiffres qu'on ne sera plus capables de gérer"

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu porte un masque facial destiné à prévenir la propagation du coronavirus alors qu'il ouvre la réunion hebdomadaire de son cabinet, au ministère des Affaires étrangères, à Jérusalem, le 5 juillet 2020. (Gali Tibbon/AP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu porte un masque facial destiné à prévenir la propagation du coronavirus alors qu'il ouvre la réunion hebdomadaire de son cabinet, au ministère des Affaires étrangères, à Jérusalem, le 5 juillet 2020. (Gali Tibbon/AP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré lundi que le taux de croissance du nombre de nouveaux cas de coronavirus semblait être en déclin tout en avertissant qu’il pouvait connaître un nouvel essor et qu’il était possible qu’il y ait une forte hausse du nombre de décès des suites du COVID-19.

S’exprimant au début d’une réunion du cabinet en charge de la lutte contre le coronavirus, Netanyahu a noté que l’Etat juif avait l’un des plus forts taux de morbidité par tête dans le monde. Selon une publication scientifique de l’université d’Oxford, Israël présente actuellement le huitième taux d’infection le plus élevé par tête.

« C’est la mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle, c’est qu’au cours des deux dernières semaines environ, nous nous trouvons sur un plateau », a-t-il déclaré selon un communiqué émanant de son bureau.

Ces propos ont été tenus après une fin de semaine qui a connu un fort ralentissement des tests de dépistage et du nombre de nouvelles infections, même si les chiffres portant sur les patients dans un état grave ainsi que sur les décès des suites du virus continuent à grimper.

Dans la matinée de lundi, 334 malades se trouvaient dans un état grave et cent sous respirateur.

Netanyahu a déclaré que cette augmentation du nombre de formes graves de la maladie ne défiait pas encore les capacités du système de santé, avertissant toutefois que les infections pouvaient encore « s’élever à des nombres que nous ne serons pas en mesure de gérer ».

Il a aussi tiré la sonnette d’alarme sur le nombre croissant de décès des suites du COVID-19.

« Le nombre de morts est en train d’augmenter au sein de l’Etat d’Israël et il peut atteindre des chiffres importants », a dit le Premier ministre.

Du personnel médical à l’hôpital Sheba à Ramat Gan dans le service du coronavirus de l’hôpital, le 30 juin 2020. (Yossi Zeliger/Flash90)

Netanyahu a précisé que son gouvernement s’attachait à « perturber la chaîne des infections », faisant référence à des programmes de suivi des contacts qui se sont avérés jusqu’à présent inefficaces. Mais il a indiqué qu’il était difficile de mener des études épidémiologiques au vu du nombre élevé de nouveaux malades. Le ministère de la Santé a récemment nommé Ronni Gamzu à la tête de la réponse gouvernementale à la pandémie et l’une de ses missions principales est d’améliorer le programme de suivi des contacts du pays.

Gamzu a, depuis, transféré cette initiative du ministère de la Santé au ministère de la Défense.

Le ministre de la Défense, Benny Gantz, a déclaré que l’armée œuvrait à mettre en place un centre de commandement pour le suivi des contacts qui serait rapidement opérationnel.

« Le centre pourra commencer à travailler, comme cela a été dit, pendant le week-end ou au début de la semaine prochaine, pas plus tard que cela », a-t-il expliqué, selon un communiqué de son bureau.

Les propos de Netanyahu sont venus souligner ce qui semble être un changement dans la politique adoptée contre le virus depuis l’arrivée de Gamzu, qui a promis de minimiser les restrictions sur les activités économiques et sur les déplacements en tentant de trouver d’autres moyens d’endiguer la pandémie. Netanyahu qui, dans le passé, avait été applaudi pour avoir imposé des restrictions drastiques, a depuis vu ses initiatives visant à faire adopter de nouvelles directives être rejetées par la Knesset, avec l’appui des entrepreneurs en colère et d’autres, qui préfèreraient des contraintes plus souples sur les activités commerciales.

« En plus de construire nos capacités pour rompre la chaîne des infections, nous devons également faire baisser le nombre de malades du COVID-19, » a continué Netanyahu.

Un homme portant un masque passe en vélo devant des magasins de la Vieille ville de Jérusalem, le 3 août 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

À l’ordre du jour du cabinet coronavirus, la question de la levée de la fermeture obligatoire des magasins et des centres commerciaux pendant les week-ends. Le gouvernement avait réfléchi à lever ces restrictions la semaine dernière avant de renoncer à cette idée en raison de l’opposition des députés ultra-orthodoxes, qui réclamaient un allègement des limitations touchant les synagogues.

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