Netanyahu : « Les Juifs seront toujours fiers » de RBG
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Netanyahu : « Les Juifs seront toujours fiers » de RBG

Le Premier ministre a déclaré, après Rosh HaShana, que "je m'unis au peuple américain dans le deuil" de la magistrate américaine à la Cour suprême

La juge Ruth Bader Ginsburg est accueillie sur scène par des membres du Congrès et leur personnel lors d'une réception annuelle du Mois de l'histoire des femmes au Statuary Hall sur Capitol Hill à Washington, le 18 mars 2015. (AP Photo / Pablo Martinez Monsivais)
La juge Ruth Bader Ginsburg est accueillie sur scène par des membres du Congrès et leur personnel lors d'une réception annuelle du Mois de l'histoire des femmes au Statuary Hall sur Capitol Hill à Washington, le 18 mars 2015. (AP Photo / Pablo Martinez Monsivais)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, dimanche, a déploré le décès de Ruth Bader Ginsburg, magistrate à la Cour suprême.

« Je m’unis au peuple américain dans le deuil de Ruth Bader Ginsburg, l’une des plus grandes magistrates de notre époque », a déclaré Netanyahu.

« Elle était fière de ses origines juives et les Juifs seront toujours fiers d’elle », a-t-il écrit sur Twitter.

Ginsburg s’est éteinte des suites d’un cancer du pancréas vendredi. Elle était âgée de 87 ans.

La nouvelle de sa disparition a été donnée après le début de Rosh HaShana. Netanyahu a émis son communiqué peu après la fin de la fête en Israël.

Ginsburg, de New York, avait été la première femme juive à servir au sein de la plus haute instance judiciaire du pays.

Ginsburg reconnaissait pleinement l’influence de la tradition juive dans sa vie et sa carrière, évoquant l’injonction en hébreu réclamant de « poursuivre la justice sur les murs » des salles des tribunaux.

« Je suis juge, et je suis née, j’ai grandi dans la fierté d’être juive », avait-elle déclaré dans un discours prononcé devant l’AJC (American Jewish Committee) suite à sa nomination au tribunal, en 1993. « La soif de justice marque toute l’histoire et toute la tradition juives ».

Durant les 27 années qu’elle avait passées à la Cour suprême, Ginsburg était devenue non seulement la figure de proue de l’aile libérale du tribunal, mais également un phénomène culturel et une icône féministe.

Les Américains se rassemblent pour rendre hommage à feu la magistrate de la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg à Washington, le 19 septembre 2020 (Crédit : AP Photo/J. Scott Applewhite)

Elle avait été acclamée par les libéraux pour ses jugements acérés et dissidents prononcés dans des dossiers de haut-niveau sur le contrôle des naissances, dans les lois électorales et en termes de discrimination positive.

Ginsburg attribuait ses points de vue marginaux à ses racines juives, soulignant souvent que ses origines avaient aidé à construire la manière dont elle appréhendait le monde et son regard sur son travail.

« Les lois protectrices des opprimés, des pauvres, de ceux qui sont seuls, sont évidentes dans le travail réalisé par mes prédécesseurs juifs à la Cour suprême », avait-elle écrit dans un essai pour l’AJC. « Le commandement biblique ordonnant de poursuivre la justice est ce lien qui les rassemble ».

Son décès a entraîné une bataille féroce entre les Républicains et les Démocrates concernant son remplacement quelques semaines avant l’élection présidentielle, dans une nation déjà fracturée par la politique, la pandémie de coronavirus et l’effondrement économique qui a suivi, ainsi que par les mouvements de protestation contre les violences policières et les catastrophes économiques.

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