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Netanyahu nie toute « préférence ethnique » suite aux nouvelles critiques d’Amsalem

David Amsalem s'en est pris au leader du parti après ne pas avoir été nommé ministre ; le bureau de Netanyahu a qualifié de "ridicules" ces accusations de racisme

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu parle avec le président de la coalition de l'époque, David Amsalem, pendant une réunion de faction du Likud à la Knesset, le 19 novembre 2018. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu parle avec le président de la coalition de l'époque, David Amsalem, pendant une réunion de faction du Likud à la Knesset, le 19 novembre 2018. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le député du Likud, David Amsalem, s’en est pris de nouveau samedi au Premier ministre Benjamin Netanyahu, vingt-quatre heures après avoir accusé le Premier ministre de « racisme », alors que le député séfarade n’a obtenu aucun portefeuille.

Amsalem, le député de plus haut-rang du Likud à ne pas avoir eu de poste ministériel dans le nouveau gouvernement de Netanyahu, avait demandé le ministère de la Justice ou la présidence de la Knesset et il avait apparemment refusé d’autres fonctions après les refus essuyés concernant ses postes de prédilection.

« Je suis arrivé quatrième, élu par les mêmes citoyens qui ont voté pour Netanyahu ! Quand Netanyahu était persécuté, piégé, mes cris et les batailles que j’ai menées ne posaient aucun problème. Personne ne se préoccupait de mon style quand il était utile et qu’il nous a aidés à revenir au pouvoir ! » a écrit Amsalem sur Twitter, samedi.

« Aujourd’hui, plus besoin de Dudi – ce qui ne nuira pas trop à l’opposition, Dieu nous en préserve ?! », a-t-il ajouté, se référant à lui-même en utilisant son surnom.

Pour sa part, le bureau de Netanyahu a répondu samedi à Amsalem en évoquant les accusations lancées par ce dernier, la veille – il avait alors affirmé qu’il n’avait pas été nommé ministre en raison de ses origines séfarades.

« Cette accusation de préférence ethnique au sein du Likud est ridicule, cela n’existe pas. Il suffit pour s’en assurer de voir la liste des hauts-responsables du Likud – avec le président de la Knesset Amir Ohana, le ministre des Affaires étrangères Eli Cohen, la ministre des Transports Miri Regev, le président de la Commission économique David Bitan, et les ministres Miki Zohar, Idit Silman, Gila Gamaliel, Amichai Chikli, Galit Distal [Atbaryan] et Shlomo Karai, une liste qui vient réfuter cette affirmation ridicule », a expliqué le bureau de Netanyahu dans un communiqué adressé au site d’information Walla.

Amsalem, connu pour être un provocateur au style impertinent, a toujours été l’un des soutiens les plus fidèles de Netanyahu et il a mis en cause à voix haute les accusations pour corruption qui ont entraîné le procès, actuellement en cours, du leader du Likud. Les deux hommes se sont aussi querellés à plusieurs reprises au cours de l’année passée.

Le député David Amsalem pendant une séance plénière à la Knesset, le 19 décembre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Netanyahu s’est trouvé dans l’obligation de battre froid plusieurs députés du Likud après avoir donné la plus grande partie des plus importants postes ministériels à ses partenaires de coalition. Si certains ont pu obtenir une fonction ministérielle, d’autres ont hérité d’affectations moins prestigieuses ou partageront leur siège dans le cadre d’accords de rotation.

Il semble que le chef du Likud a aussi récompensé ceux qui se sont montrés les plus loyaux à son égard au cours des dernières années et qu’il s’est également efforcé d’affaiblir ceux qui pourraient remettre en cause son autorité au sein du parti.

Amsalem, un député provocateur qui n’a pas hésité à se lancer dans d’âpres disputes depuis la tribune, aurait été un choix contesté pour le poste de président du président du Parlement qui combine la direction des activités de la Knesset – le respect de ses lois et le bon déroulement de ses débats – et qui le représente à l’étranger.

Ce n’est pas la première fois qu’Amsalem brandit la carte de la discrimination contre les Juifs séfarades. L’an dernier déjà, il s’était querellé avec la juge en chef de la Cour suprême, Esther Hayut, l’accusant, ainsi que les autres magistrats, de discrimination systématique. Hayut avait contesté ses affirmations, les qualifiant de « poison ».

Les Juifs ashkénazes constituent, historiquement et encore aujourd’hui, l’essentiel de la classe supérieure d’Israël, les Juifs Mizrahi étant souvent plus pauvres. Les premières années de l’Etat d’Israël se sont accompagnées de politiques discriminatoires envers les séfarades qui expliquent ces inégalités et ont contribué à modeler le paysage électoral et les politiques du pays.

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