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Netanyahu: « nous devons sortir des tranchées et savoir comment travailler ensemble »

27 ans après l'assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin, Lapid a affirmé que la polarisation politique et la haine qui ont marqué les élections se trouvent à un moment critique

Le leader de l'opposition Benjamin Netanyahu prend la parole lors d'une session plénière spéciale pour marquer les 27 ans de l'assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin, à la Knesset, le 6 novembre 2022. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)
Le leader de l'opposition Benjamin Netanyahu prend la parole lors d'une session plénière spéciale pour marquer les 27 ans de l'assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin, à la Knesset, le 6 novembre 2022. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

La Knesset s’est réunie dimanche pour la cérémonie commémorative officielle marquant les 27 ans de l’assassinat du premier ministre Yitzhak Rabin.

Dans son discours, le Premier ministre sortant Yair Lapid a déclaré que Rabin pensait que la force d’Israël reposait sur quatre piliers : l’État de droit, l’alignement du pays sur « l’Occident technologiquement avancé », la démocratie et le désir de paix.

« Si Israël abandonne l’État de droit, démantèle sa démocratie, fait reculer le progrès et nos liens avec la communauté internationale et abandonne complètement le désir de paix – alors ce sera un pays plus faible et les idées de Rabin seront enterrées à ses côtés », a-t-il dit.

« Nous ne permettrons pas que cela se produise », a-t-il assuré.

Le leader de l’opposition Benjamin Netanyahu, qui devrait être le prochain Premier ministre après que son bloc (droite, religieux et extrême droite) a remporté la majorité aux élections de la semaine dernière, a pris la parole après Lapid.

Le Premier ministre Yair Lapid prend la parole lors d’une cérémonie la mémoire du Premier ministre assassiné Yitzhak Rabin, au cimetière du Mont Herzl à Jérusalem, le 6 novembre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

« Une fois les élections terminées… nous devons sortir des tranchées et savoir comment travailler ensemble », a-t-il dit.

« Les différences ne disparaîtront pas, et c’est très bien ainsi. Nous avons des désaccords profonds sur quelques sujets, qui doivent être gérés avec responsabilité et considération », a-t-il déclaré. « Il est normal d’argumenter, nous n’avons pas besoin d’être d’accord sur tout, mais en même temps, nous devons savoir ce sur quoi nous sommes d’accord – ce sur quoi la plupart d’entre nous sont d’accord. »

Vingt-sept ans après l’assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin, et cinq jours après les dernières élections à la Knesset en Israël, le Premier ministre sortant Yair Lapid a affirmé que la polarisation politique et la haine qui l’accompagne se trouvent à un moment critique.

« Nous devons décider maintenant, en ce moment, où va le pays », a déclaré Lapid lors de la cérémonie d’État commémorant l’assassinat de Rabin, qui s’est tenue au cimetière du Mont Herzl à Jérusalem.

« Nous sommes proches du point de non-retour, mais c’est encore entre nos mains. Nous pouvons encore changer de direction », ajoute-t-il. « Une majorité absolue de citoyens israéliens n’est pas disposée à ce que la haine dirige leur vie ».

Rabin a été assassiné en 1995 par un extrémiste juif opposé à la vision du Premier ministre travailliste consistant à faire des concessions territoriales en échange de la paix avec les Palestiniens.

« Yitzhak Rabin a été assassiné par quelqu’un dont les incitations violentes lui ont fait croire qu’il ne devait pas accepter la décision des électeurs », déclare Lapid.

Il a affirmé qu’il ne fera pas partie du prochain gouvernement mais accepte les résultats des élections. « Le gouvernement que je dirige a perdu les élections de la semaine dernière. Je n’ai pas l’intention de gaspiller ma vie à haïr ceux qui ont gagné. Je n’ai pas l’intention de tourner le dos à ceux qui n’ont pas voté pour nous », dit-il. « Celui qui croit en la démocratie israélienne quand il gagne, doit aussi y croire quand il perd ».

Le ministre de la Défense sortant, Benny Gantz, a prononcé un discours enflammé, rappelant comment il avait été chahuté comme un « meurtrier » alors qu’il visitait le mur Occidental la nuit précédant les élections de la semaine dernière, lors d’une séance de la Knesset marquant l’assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin.

Le ministre de la Défense Benny Gantz prend la parole lors d’une session plénière spéciale pour marquer les 27 ans de l’assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin, à la Knesset, le 6 novembre 2022. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

« C’étaient exactement les mêmes cris et nous sommes 27 ans plus tard », a déploré Gantz. « Ne pensons pas à ce qui a conduit à cette terrible nuit de novembre mais à ce qui, à Dieu ne plaise, pourrait conduire à la nuit suivante ».

Il a également appelé la plupart des députés du bloc dirigé par le leader de l’opposition Benjamin Netanyahu, qui devrait former le prochain gouvernement, à ne pas assister à la cérémonie d’État officielle pour Rabin plus tôt dans la journée, suscitant des huées.

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