Netanyahu rencontre Poutine sur fond de frictions à propos de l’Iran en Syrie
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Netanyahu rencontre Poutine sur fond de frictions à propos de l’Iran en Syrie

Ce voyage à Moscou survient alors qu'Israël réaffirme ne pas tolérer la présence de soldats iraniens en Syrie ; le Kremlin qualifie leur retrait total "d'absolument irréaliste"

Le président russe Vladimir Poutine, (à gauche), serre la main du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'un événement marquant la Journée internationale de commémoration des victimes de l'Holocauste au Musée juif et Centre de la tolérance à Moscou, le 29 janvier 2018. (Vasily MAXIMOV/AFP)
Le président russe Vladimir Poutine, (à gauche), serre la main du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'un événement marquant la Journée internationale de commémoration des victimes de l'Holocauste au Musée juif et Centre de la tolérance à Moscou, le 29 janvier 2018. (Vasily MAXIMOV/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu doit s’entretenir mercredi avec le président Vladimir Poutine. Ce sera la dernière rencontre en date d’une série de sommets fréquents entre les deux hommes dans un contexte de tensions persistantes sur la présence des combattants soutenus par l’Iran en Syrie.

Les derniers entretiens entre les deux hommes ont eu lieu à Moscou, le 15 juin. Peu après cette rencontre, une frappe aérienne en Syrie attribuée à l’Etat juif avait touché une base militaire israélienne.

Cette rencontre survient, elle, quelques jours après une frappe sur une base aérienne syrienne qui a été attribuée à l’Etat juif aux abords de Homs, base qui serait utilisée par les hommes des milices iraniennes et autres combattants chiites.

Jérusalem s’est également concentré ces derniers jours sur le maintien à distance des combattants syriens de la zone démilitarisée de la frontière du Golan, alors que les forces loyales au président Bashar el-Assad et appuyées par les avions russes cherchent à se saisir des derniers foyers de résistance rebelle dans le nord de la Syrie.

Netanyahu devrait atterrir à Moscou dans l’après-midi de mercredi et retourner en Israël jeudi dans la matinée. Il devrait assister au match de demi-finale de la Coupe du monde entre l’Angleterre et la Croatie.

Même si la Russie soutient Assad et qu’elle est l’alliée de l’Iran, elle a détourné le regard devant les sorties fréquentes attribuées à Israël contre les cibles syriennes et iraniennes. Netanyahu a reconnu la volonté de Moscou de tolérer les activités aériennes israéliennes dans ses consultations fréquentes avec Poutine.

Photo publiée par les médias iraniens montrant la base aérienne T-4 dans le centre de la Syrie après un tir de missiles lundi 9 avril 2018 (médias iraniens)

Mardi, Netanyahu a rencontré l’envoyé spécial de Poutine Alexander Lavrentiev et le vice-ministre aux Affaires étrangères Sergey Vershinin pour évoquer des « développements régionaux ».

Le conseiller à la sécurité nationale Meir Ben-Shabbat était également présent.

Des soldats du gouvernement syrien dans un tank de l’armée à proximité du poste frontalier de Nassib avec la Jordanie dans la province de Deraa, dans le sud, le 6 juillet 2018 (Crédit : AFP Photo/Mohamad Abazeed)

La Russie aurait accepté de maintenir les soldats iraniens à une certaine distance de la frontière du Golan mais elle a qualifié le retrait total de Téhéran du pays « d’absolument irréaliste ».

Certains analystes israéliens ont interprété l’attaque menée dimanche contre la base aérienne T-4, au coeur de la Syrie, comme le signal envoyé à Poutine qu’Israël ne changerait pas d’avis concernant la présence militaire iranienne sur le territoire syrien.

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