Netanyahu reproche au monde son silence après les tirs de roquettes
Rechercher

Netanyahu reproche au monde son silence après les tirs de roquettes

Malgré la déclaration de Ban Ki-Moon de la semaine dernière, le premier ministre a dit de l'ONU n'a pas ouvert sa bouche

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dirige la réunion hebdomadaire du cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem le 10 mai 2015 (Crédit : Marc Israël Sellem / Flash90, Pool)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dirige la réunion hebdomadaire du cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem le 10 mai 2015 (Crédit : Marc Israël Sellem / Flash90, Pool)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a fustigé dimanche la communauté internationale pour ne pas avoir pris la défense d’Israël après une série de tirs de roquettes depuis Gaza, ignorant apparemment une déclaration de l’ONU de la semaine dernière condamnant les tirs.

Netanyahu a déclaré qu’Israël faisait porter la responsabilite des attaques sur le Hamas bien que des petits groupes salafistes dans la bande de Gaza en aient revendiqué la responsabilité, et a mentionné l’absence de condamnation internationale à propos des tirs.

« Je n’ai entendu personne dans la communauté internationale qui condamne ces tirs de roquettes, et les Nations Unies n’ont pas ouvert la bouche », a déclaré Netanyahu au début de la réunion hebdomadaire de son cabinet. « Je suis intéressé de savoir si leur silence durera même lorsque nous exercerons de toute notre force notre droit à l’auto-défense ».

« L’hypocrisie qui s’est propagée à travers le monde ne va pas lier nos mains quand il s’agira de défendre les citoyens israéliens », a-t-il ajouté.

En fait, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon avait condamné l’attaque à la roquette de la semaine dernière, appelant « toutes les parties à éviter une nouvelle escalade et à éviter des incidents qui metteraient en péril la vie des civils israéliens et palestiniens », selon un communiqué de son porte-parole.

Les deux dernières attaques de roquettes ont été revendiqueés par les Brigades Omar, un petit groupe salafiste qui a fait allégeance à l’organisation terroriste Etat islamique.

Il y a une semaine, un missile Grad était tombé en Israël, près de la ville de Gan Yavne, à quelque 40 kilomètres de la bande de Gaza. Cette attaque avait été attribuée à des luttes intestines au sein du groupe terroriste du Jihad islamique.

Aucun des roquettes n’a causé de blessés ou de dommages.

Israël et le Hamas, les dirigeants de facto de Gaza, ont maintenu un cessez-le-feu tendu depuis la fin de la guerre de 50 jours de l’été dernier. Toutefois, la reprise des tirs de roquettes au cours des dernières semaines a suscité des tensions en Israël, certains appelant à une réponse israélienne plus énergique.

Samedi, le député Haim Jelin (Yesh Atid), un ancien chef d’un conseil régional en bordure de la bande de Gaza, a appelé à une réunion d’urgence pour discuter d’une réponse aux tirs de roquettes.

Vendredi, l’armée israélienne a déployé au moins deux batteries anti-missiles Dôme de Fer dans le sud d’Israël, deux jours après que trois roquettes aient été lancées sur Israël depuis la bande de Gaza.

Les responsables de l’armée ont autorisé dimanche la publication d’une information selon laquelle une des batteries avait été déployée dans la région de Rehovot, à quelque 45 kilomètres de la bande de Gaza.

En plus de la batterie déployée à Rehovot, des batteries Dôme de Fer sont déployées à Ashdod, Ashkelon et Netivot.

Des sources militaires israéliennes ont dit craindre que l’organisation liée à l’État islamique ne menace à nouveau de cibler Israël à cause de son différend interne à Gaza avec le Hamas, lequel a arrêté plusieurs de ses membres.

Un membre de haut rang du groupe a déclaré au journal palestinien Al-Quds que le but de les tirs de roquettes n’était pas de commencer une nouvelle guerre avec Israël, mais d’obtenir la libération des prisonniers salafistes détenus par le Hamas, a rapporté le site d’information Walla.

En réaction aux tirs de roquettes, le ministre de la Défense Moshe Yaalon a ordonné la fermeture des postes frontaliers d’Erez et de Kerem Shalom, sauf pour des cas humanitaires.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...