Netanyahu va rencontrer Poutine pour discuter de la présence iranienne en Syrie
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Netanyahu va rencontrer Poutine pour discuter de la présence iranienne en Syrie

"Il est très important que nous continuions à empêcher l'Iran de s'établir en Syrie", a déclaré le Premier ministre

Benjamin Netanyahu, le 5 février 2019 à Jérusalem (Crédit : capture d'écran YouTube)
Benjamin Netanyahu, le 5 février 2019 à Jérusalem (Crédit : capture d'écran YouTube)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé mardi qu’il rencontrera le président russe Vladimir Poutine le 21 février à Moscou afin de discuter de l’activité militaire de l’Iran en Syrie.

Ce sera leur première rencontre depuis novembre et depuis qu’Israël a indiqué, le 21 janvier, avoir frappé plusieurs positions du régime syrien – soutenu par Moscou – et de son allié iranien en Syrie.

« Je vais me rendre à nouveau en Russie le 21 février après mes discussions avec le président Poutine à Paris il y a quelques mois et les conversations téléphoniques ayant suivi », a indiqué le Premier ministre israélien au début d’une entrevue avec le président autrichien, Alexander Van der Bellen, à Jérusalem.

« Il est très important que nous continuions à empêcher l’Iran de s’établir en Syrie », a-t-il ajouté. « C’est l’un des sujets, le principal sujet, que j’aborderai avec le président Poutine ».

Le 29 janvier, Benjamin Netanyahu avait rencontré à Jérusalem l’émissaire du Kremlin pour la Syrie, Alexandre Lavrentiev, et le vice-ministre des Affaires étrangères, Sergueï Verchinine, afin de « renforcer la coordination militaire » entre les deux pays en Syrie et « éviter les frictions », avait alors indiqué son bureau.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) s’entretient avec l’envoyé spécial du ministre russe aux Affaires syriennes, Vladimir Poutine, Alexander Lavrentiev (au centre) et le vice-ministre des Affaires étrangères de la Russie, Sergey Vershinin (à gauche), à son bureau de Jérusalem, le 29 janvier 2019. (Crédit : Amos Ben-Gershom / GPO)

Ces dernières années, Israël a mené de nombreux raids aériens ou des tirs de missiles contre ce qu’il a présenté comme des objectifs militaires iraniens en Syrie ou des convois d’armes sophistiquées destinées au groupe terroriste du Hezbollah libanais.

La République islamique d’Iran, ennemi juré d’Israël, et la Russie, sont des alliées du régime syrien de Bachar al-Assad, qu’elles ont aidé à infliger de nombreuses défaites aux rebelles et jihadistes.

En 2015, Israël et la Russie ont mis en place un mécanisme de « déconfliction » afin d’éviter les accrochages entre leurs armées en Syrie.

Mais cette coordination a été mise à mal lorsqu’un avion militaire russe a été abattu par erreur par la défense antiaérienne syrienne, après un raid israélien en Syrie, le 17 septembre. Quinze militaires russes avaient été tués dans une frappe syrienne.

La Russie a ensuite dit vouloir renforcer la défense antiaérienne du régime syrien, avec l’annonce de la livraison à Damas d’un système de défense aérien S-300.

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