New York : JVP dénonce la possible création d’une zone-tampon autour des synagogues
Le groupe antisioniste a estimé que cette proposition était une "grave menace pesant sur les droits garantis par le premier amendement des New-Yorkais"
Luke Tress est le correspondant du Times of Israel à New York.

Des groupes militants antisionistes, dont l’organisation Jewish Voice for Peace, ont condamné mercredi la proposition qui a été faite par la gouverneure de New York, Kathy Hochul, qui a avancé l’idée de créer une zone tampon autour des synagogues dans le but d’empêcher que les fidèles puissent être harcelés lors des manifestations.
Ces groupes, avec à leur tête l’organisation juridique Palestine Legal, ont estimé que cette proposition était une « grave menace pesant sur les droits garantis par le premier amendement des New-Yorkais ».
La proposition ne vise pas à interdire les mouvements de protestation – mais à établir une zone-tampon de 7,5 mètres autour des lieux de culte, zone où les manifestations seraient interdites. La proposition protégerait également les lieux de culte non juifs.
Hochul a fait savoir que l’objectif de la loi proposée était « de permettre à ceux qui souhaitent simplement prier de le faire sans crainte, sans harcèlement ».
Elle a fait suite à deux manifestations qui ont eu lieu devant des synagogues de New York et qui ont alarmé la communauté juive.
Les manifestants avaient fait savoir qu’ils cherchaient à cibler des événements liés aux implantations de Cisjordanie – mais ils avaient scandé des slogans en faveur du terrorisme et de la violence et ils avaient harcelé les Juifs présents, tenant des propos discriminatoires.
L’un de ces rassemblements qui s’était tenu dans le Queens, la semaine dernière, s’était déroulé à plus de 7,5 mètres de la synagogue. La loi n’aurait donc eu aucun impact.
« Cette proposition transmet un message dangereux – à savoir que si des personnes souhaitent protéger des violations du droit international face à la dissidence, il leur suffit de déplacer leurs événements dans des lieux de culte pour réprimer les manifestations », ont affirmé les groupes antisionistes dans une déclaration commune qui a également été é signée par le Palestinian Youth Movement, le Center for Constitutional Rights le Centre et Pal-Awda, l’organisation qui avait été à l’origine des deux manifestations devant les synagogues.







