Nice teste une appli israélienne d’appels vidéo en direct à la police
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Nice teste une appli israélienne d’appels vidéo en direct à la police

Cet outil sécuritaire a été développée par l'ex-Premier ministre israélien, Ehud Barak ; l'opposition socialiste dénonce "un processus de délation généralisé"

Ehud Barak (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Ehud Barak (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Nice teste à partir de lundi une application développée en Israël par la start-up de l’ancien Premier ministre Ehud Barak, qui permet d’appeler lorsqu’on est témoin d’une incivilité et de filmer l’incident en temps réel avec le centre de vidéosurveillance de la police municipale.

« Chacun d’entre nous doit devenir un citoyen engagé acteur de sa propre sécurité, et donc de la sécurité collective », a justifié vendredi Christian Estrosi, le maire LR, en présentant l’application qualifiée de « révolutionnaire » dont il envisage le déploiement « à grande échelle ».

Elle sera testée dans un premier temps par 2 000 personnes, des agents de la ville de Nice, des comités de quartier ou encore, des membres du réseau « Voisins vigilants ».

M. Estrosi, toujours à la recherche du dernier cri en matière de technologie sécuritaire, a donné trois exemples d’application de « Reporty » : un maraudeur lorgnant sur des voitures en stationnement, une fourgonnette déchargeant sur la voie publique de l’électroménager usagé et un cycliste renversé.

Un bilan sera fait dans deux mois.

« La personne qui appelle tombe directement sur le centre de supervision urbaine (CSU) et peut transmettre en direct des images de bonne qualité, ce qui permet de la géolocaliser, de cibler les caméras sur la zone et de dépêcher une patrouille », a-t-on précisé à la mairie.

Un système de messagerie instantanée avec traduction automatique permet aussi à un touriste étranger ne parlant pas français de se faire comprendre par la police municipale niçoise, selon la même source.

L’application peut servir aussi si la personne fait un malaise, un type d’appels courants selon la mairie mais que la police municipale peine parfois à élucider faute de savoir d’où appelle l’interlocuteur.

L’opposition municipale socialiste a immédiatement dénoncé « une démarche contestable sur le fond et inadmissible sur la forme (…) qui ressemble à l’organisation d’un processus de délation généralisé ».

Nice, dont la police municipale est la première en France en effectif, est quadrillée par 1 950 caméras de vidéosurveillance, soit 27 au kilomètre carré, un record dans l’Hexagone.

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