Nikki Haley va se rendre en Israël
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Nikki Haley va se rendre en Israël

L'ambassadrice américaine à l'ONU rencontrera des dirigeants israéliens et palestiniens et sera au Conseil des droits de l'Homme à Genève

Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations unies, à la Maison Blanche, le 24 avril 2017. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)
Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations unies, à la Maison Blanche, le 24 avril 2017. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)

L’ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Nikki Haley qui a accusé l’ONU d’être partiale au détriment d’Israël, se rendra la semaine prochaine dans l’Etat juif, a-t-on appris mardi auprès de la mission diplomatique des Etats-Unis.

Avant ce voyage, la représentante américaine s’exprimera, à Genève, devant le conseil onusien pour les droits de l’Homme le 6 juin.

Elle deviendra ainsi la première ambassadrice des Etats-Unis à prendre la parole devant ce conseil. Haley doit par ailleurs prononcer un discours sur le rôle de Washington au sein de cette entité.

Nikki Haley doit ensuite, du 7 au 9 juin, s’entretenir avec des dirigeants israéliens et palestiniens, a ajouté la mission, sans préciser si la diplomate rencontrerait le Premier ministre Benjamin Netanyahu ou le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Une visite aux Casques bleus de la région est également au programme.

Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations unies, et Danny Danon, son homologue israélien, aux Nations unies, à New York, le 29 mars 2017. (Crédit : Shahar Azran)
Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations unies, et Danny Danon, son homologue israélien, aux Nations unies, à New York, le 29 mars 2017. (Crédit : Shahar Azran)

La diplomate de 45 ans avait demandé aux Nations unies, très rapidement après sa prise de fonction, de cesser de traiter Israël avec un préjugé négatif.

Elle avait également qualifié d’ « erreur terrible » une résolution du Conseil de sécurité demandant à Israël de cesser d’étendre ses implantations en Cisjordanie.

Celle-ci avait été adoptée en décembre à la faveur d’une décision de la précédente administration américaine, celle de Barack Obama, de ne pas user de son droit de veto.

L’ancienne gouverneure de la Caroline du Sud avait également qualifié le conseil des droits de l’Homme de l’ONU d’instance « corrompue ». Depuis, l’hypothèse d’un retrait des Etats-Unis de ce conseil a été évoqué à plusieurs reprises.

A Genève, Nikki Haley va « évoquer les bénéfices et les échecs du conseil dans sa mission vitale qui est de défendre des millions de personnes contre les pires cas dans lesquels les droits de l’homme sont bafoués à travers le monde », selon la mission américaine.

Il s’agit du deuxième déplacement à l’étranger d’Haley en tant qu’ambassadrice américaine, et elle doit encore évoquer à Genève la crise au Venezuela.

La semaine dernière, elle s’était rendue dans des camps de réfugiés en Jordanie et en Turquie.

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