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Nissim Vaturi rabroue Sagit Afik qui l’a critiqué pour son manque d’impartialité

Le vice-président de la Knesset, tentant de rétablir l'ordre entre la coalition et l'opposition, a dit à la conseillère juridique du Parlement qu'elle n'avait pas à intervenir

Le vice-président de la Knesset, Nissim Vaturi, dans la salle du plénum de la Knesset, le 26 juin 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le vice-président de la Knesset, Nissim Vaturi, dans la salle du plénum de la Knesset, le 26 juin 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le vice-président de la Knesset, Nissim Vaturi (Likud), a demandé mercredi à la conseillère juridique du Parlement de se retirer après qu’elle l’eut exhorté à faire preuve d’impartialité dans ses efforts pour rétablir l’ordre lorsque des cris ont éclaté dans la salle suite à des remarques d’un député de l’opposition.

La remarque de Vaturi a suscité la réprobation des députés de l’opposition, l’un d’entre eux demandant au président de la Chambre, Amir Ohana, d’évincer le législateur du Likud de son poste de député.

Une dispute animée a éclaté lors d’un débat à la Knesset sur un projet de loi visant à criminaliser le soutien public au terrorisme. Alors que les membres de la coalition et de l’opposition se hurlaient dessus, Vaturi a ordonné l’expulsion du député radical Ayman Odeh (Liste arabe unie), un membre de l’opposition dont les commentaires avaient déclenché l’altercation.

Les cris se sont poursuivis alors que Vaturi tentait de rétablir l’ordre, les députés se sont heurtés aux huissiers de la Knesset et ont largement ignoré les appels de l’orateur adjoint, empêchant le débat de se poursuivre.

La conseillère juridique de la Knesset, Sagit Afik, s’est approchée de Vaturi alors qu’il était assis dans la zone surélevée du podium réservée à l’orateur et lui a demandé d’exclure également les députés de la coalition du plenum s’ils ne se calmaient pas.

« Vous ne pouvez pas expulser les membres de la Knesset d’un seul côté », lui a dit Afik.

« Excusez-moi, mais pourquoi vous en mêlez-vous ? Descendez », a répondu Vaturi dans des propos captés par le micro de l’orateur et diffusés en séance plénière. « C’est inacceptable. Vous ne pouvez pas vous mettre en travers de mon chemin. Descendez ! »

« Pourquoi vient-elle ici pour me crier dessus ? », a-t-il poursuivi.

Les législateurs de l’opposition ont attaqué Vaturi et ont appelé à son éviction.

La cheffe du parti Avoda, la députée Merav Michaeli a condamné ce qu’elle a qualifié de « piétinement continu de l’opposition et un énième piétinement de la démocratie » de la part de la coalition.

« Il est question ici de la grossièreté et de la violence qui ont accompagné le coup d’État », a-t-elle ajouté, faisant référence au projet largement controversé et radical de réforme du système judiciaire du gouvernement, qui, selon les critiques, érodera dangereusement le caractère démocratique d’Israël.

Le député Zeev Elkin (HaMahane HaMamlahti) a qualifié le comportement de Vaturi de « honteux » et a déclaré que la coalition « franchissait à nouveau toutes les limites », tout en notant que Afik avait été nommée par le ministre de la Justice Yariv Levin (Likud) lorsqu’il était président de la Knesset.

La conseillère de la Knesset, Sagit Afik, pendant une réunion de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice à la Knesset, le 26 mars 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Quiconque se comporte de la sorte n’est pas apte à superviser les débats au sein du plénum de la Knesset », a écrit Elkin, avant d’adresser un message à Ohana.

« Ils n’attendent même pas le coup d’État du régime et se comportent déjà comme une dictature. Quelle coalition ratée ! », a écrit sur Twitter la députée Karine Elharrar (Yesh Atid).

La salle a éclaté après que Odeh s’est adressé au plénum et a déclaré son soutien à Jénine, ville bastion du terrorisme en Cisjordanie, quelques heures après que l’armée israélienne eut conclu une opération de deux jours contre les terroristes palestiniens dans la ville et le camp de réfugiés adjacent, et à la suite d’une série d’attaques terroristes, dont beaucoup émanaient de Jénine et de ses environs.

Tsahal a déclaré que l’opération visait l’infrastructure terroriste.

Le député Ayman Odeh s’exprimant lors d’une réunion de faction à la Knesset, à Jérusalem, le 6 février 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Les Palestiniens sont fiers de Jénine, et à juste titre, et maintenant davantage de personnes rejoindront les combattants contre cette maudite occupation », a déclaré Odeh en référence au contrôle d’Israël sur la Cisjordanie.

« Toute action entraîne une réaction. Telle est la loi de la Nature. L’occupation a une réaction – la résistance. La résistance à l’occupation est légitime, vive le camp de réfugiés de Jénine, vive la lutte palestinienne », a ajouté Odeh.

Vaturi a ensuite fait sortir du plénum le député Almog Cohen (Otzma Yehudit), qui refusait de cesser de réprimander Odeh pour ses remarques.

Avancé en lecture préliminaire par 33 voix contre 7, le projet de loi soutenu par l’extrême-droite débattu mercredi prévoit une peine de prison pouvant aller jusqu’à cinq ans pour toute personne qui fait publiquement l’apologie du terrorisme ou qui exprime son soutien à celui-ci. Le projet de loi interdirait également l’identification publique à des actes de terrorisme qui constituent des meurtres ou des tentatives de meurtre.

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