Fin du gouvernement d’unité : La Knesset élit une nouvelle conseillère juridique
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Fin du gouvernement d’unité : La Knesset élit une nouvelle conseillère juridique

Sagit Afik, qui a assuré l'intérim depuis avril, va devenir la prochaine conseillère juridique à plein temps du Parlement

Sagit Afik, conseillère juridique de la Knesset par intérim, lors d'une discussion de la commission parlementaire à Jérusalem, le 21 décembre 2020. (Capture d'écran : Twitter)
Sagit Afik, conseillère juridique de la Knesset par intérim, lors d'une discussion de la commission parlementaire à Jérusalem, le 21 décembre 2020. (Capture d'écran : Twitter)

Le Président de la Knesset, Yariv Levin, a utilisé mardi les dernières heures de l’existence d’un gouvernement non intérimaire en Israël – avant sa dissolution et la convocation d’élections pour la quatrième fois en moins de deux ans – pour annoncer la nomination de l’avocate Sagit Afik comme prochaine conseillère juridique de la Knesset.

Mme Afik est conseillère juridique par intérim du Parlement depuis avril, date à laquelle le précédent conseiller juridique de longue date, Eyal Yinon, a mis fin à son mandat après dix ans.

Mme Afik n’a pas pu être nommée conseillère juridique à plein temps car le pays était alors dirigé par un gouvernement intérimaire qui ne pouvait faire appel à personne pour ce poste.

Sa nomination devra être approuvée par la commission parlementaire de la Knesset.

Vers 23 heures, à peine une heure avant la convocation des élections, Levin, du parti Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a envoyé une lettre au président de la commission parlementaire Eitan Ginzburg (Kakhol lavan) lui demandant de convoquer une réunion de la commission pour approuver la nomination.

Il a précisé que la demande a été coordonnée avec le chef de la coalition Miki Zohar et le coordinateur de l’opposition Meir Cohen, qui ont tous deux accepté d’avancer la nomination.

Avant de devenir conseillère juridique par intérim de la Knesset, Afik a été conseillère juridique de la commission des Finances du Parlement pendant 15 ans.

Afik a obtenu une maîtrise en droit à l’Université hébraïque de Jérusalem. En 1999, elle est devenue assistante du procureur général, et elle faisait partie de l’équipe juridique de la commission des Finances depuis 2001.

En mars, le précédent président de la Knesset, Yuli Edelstein, avait décidé de ne pas prolonger le mandat d’Yinon.

Cette décision est intervenue peu de temps après qu’Yinon s’était impliqué dans le drame politique entourant la décision d’inculper le Premier ministre Benjamin Netanyahu, après avoir décidé en janvier qu’Edelstein n’avait pas le droit d’empêcher le plénum de la Knesset de former une commission qui discuterait immédiatement – et aurait probablement rejeté – la demande d’immunité parlementaire de Netanyahu contre les accusations de corruption.

Eyal Yinon, conseiller juridique de la Knesset, assiste à une réunion de commission de la Knesset, le 6 juin 2016. (Hadas Parush/Flash90)

Le parti Likud de Netanyahu avait dénoncé cette décision d’Yinon, et avait déposé une requête auprès de la Cour suprême afin de le disqualifier pour traiter des affaires liées à la corruption du Premier ministre, en raison d’un « grave conflit d’intérêts » découlant du fait que sa femme, Amit Merari, fait partie de l’équipe de procureurs qui a travaillé sur ces affaires.

Yinon a reconnu le conflit d’intérêts, mais a déclaré que son avis juridique n’avait aucune incidence sur les affaires actuelles contre Netanyahu ou sur la procédure d’immunité prévue à la Knesset.

Le Premier ministre a fini par retirer sa demande d’immunité lorsqu’il est devenu évident qu’elle allait être rejetée.

Netanyahu est jugé pour corruption, fraude et abus de confiance. Il nie les accusations et affirme être victime d’une tentative de « coup politique » impliquant l’opposition, les médias, la police et les procureurs.

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