Le mandat du conseiller juridique de la Knesset prendra fin au 31 mars
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Le mandat du conseiller juridique de la Knesset prendra fin au 31 mars

Après un scandale autour de l'immunité de Netanyahu, Edelstein a mis fin au mandat d'Eyal Yinon et nommé Sagit Afik au poste de conseillère juridique par intérim

Eyal Yinon, conseiller juridique de la Knesset, assiste à une réunion du comité de la Knesset le 6 juin 2016. (Hadas Parush/Flash90)
Eyal Yinon, conseiller juridique de la Knesset, assiste à une réunion du comité de la Knesset le 6 juin 2016. (Hadas Parush/Flash90)

Le président de la Knesset Yuli Edelstein a décidé jeudi de ne pas prolonger le mandat du conseiller juridique de la Knesset, après 10 ans en poste, selon un communiqué du porte-parole de la Knesset.

Le communiqué indique que Yinon terminera son mandat à la fin du mois, et que le conseiller juridique par intérim de la Knesset à partir du 1er avril sera Sagit Afik, qui a été  conseillère juridique de la commission des finances de la Knesset pendant les 15 dernières années.

Étant donné qu’Israël est actuellement dirigé par un gouvernement intérimaire, le pays ne peut pas nommer un nouveau conseiller juridique à plein temps.

Afik a obtenu une maîtrise en droit à l’Université hébraïque de Jérusalem. En 1999, elle est devenue assistante du procureur général, et elle fait partie de l’équipe juridique de la commission des finances depuis 2001.

La déclaration indique qu’Edelstein a remercié Yinon pour son « travail dévoué », a souhaité bonne chance à Afik et a fait l’éloge de son travail.

Yinon a récemment été impliqué dans le drame politique entourant la décision d’inculper le Premier ministre Benjamin Netanyahu, après qu’il a décidé en janvier qu’Edelstein n’avait pas le droit d’empêcher le plénum de la Knesset de former un panel qui discuterait immédiatement – et aurait probablement rejeté – la demande d’immunité parlementaire de Netanyahu contre les accusations de corruption.

Le parti du Likud de Netanyahu avait fustigé Yinon à propos de cette décision, et a déposé une requête auprès de la Haute Cour afin de le disqualifier de la gestion des affaires de corruption du Premier ministre en raison d’un « grave conflit d’intérêts » résultant du fait que sa femme, Amit Merari, fait partie de l’équipe de procureurs qui a travaillé sur ces affaires.

Yinon a reconnu le conflit d’intérêt, mais a déclaré que son avis juridique n’avait aucune incidence sur les affaires actuelles contre Netanyahu ou sur la procédure d’immunité attendue à la Knesset.

Netanyahu a annoncé le 1er janvier qu’il demanderait l’immunité de la Knesset contre les poursuites judiciaires, en soumettant sa demande quelques heures avant la date limite légale. Mais il avait prévu que la question ne serait débattue que lors de la prochaine législature de la Knesset, après l’élection de cette semaine.

Le Premier ministre a fini par retirer sa demande d’immunité lorsqu’il est apparu clairement qu’elle allait être rejetée.

Netanyahu, en novembre, est devenu le premier Premier ministre en exercice à être inculpé lorsque le procureur général Avichai Mandelblit a annoncé qu’il allait mettre en examen le Premier ministre pour corruption, fraude et abus de confiance. Le procès doit commencer le 17 mars. Netanyahu nie les accusations et affirme être victime d’une tentative de « coup politique » impliquant l’opposition, les médias, la police et les procureurs d’État.

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