Non à BDS, disent les responsables musulmans français en visite en Cisjordanie
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Non à BDS, disent les responsables musulmans français en visite en Cisjordanie

Pour l'imam Hassen Chalghoumi, connu pour ses liens étroits avec les Juifs français, invité par des groupes pro-implantations, le boycott d'Israël est contraire à la loi coranique

De gauche à droite : L'Imam Hassen Chalghoumi, le chef du conseil régional de Samarie Yossi Dagan et Sheikh Abu-Khalil Tamimi en Cisjordanie, le 13 juin 2019 (Autorisation : Conseil régional de Samarie)
De gauche à droite : L'Imam Hassen Chalghoumi, le chef du conseil régional de Samarie Yossi Dagan et Sheikh Abu-Khalil Tamimi en Cisjordanie, le 13 juin 2019 (Autorisation : Conseil régional de Samarie)

Un groupe d’imams français s’est rendu jeudi dans le nord de la Cisjordanie suite à l’invitation d’un responsable d’implantations. L’un d’entre eux, Hassen Chalgoumi, a expliqué que le soutien au boycott anti-Israël était contraire à la loi coranique.

Chalghoumi, connu en France pour son implication dans des forums et dans des initiatives interconfessionnelles, a reçu un grand nombre de menaces de mort pour les liens amicaux qu’il entretient avec le CRIF, l’organisation-cadre qui représente les communautés juives françaises, et pour s’être rendu en Israël à plusieurs occasions.

Cette semaine, il a rejoint une délégation formée de plus de 40 responsables musulmans qui ont été hébergés par le conseil régional de Samarie. Cette rencontre avait été organisée par ELNET (European Leadership Network), une organisation qui cherche à renforcer les liens entre Israéliens et Européens.

Chalghoumi a expliqué qu’il espérait encourager le dialogue entre Israéliens et Palestiniens de manière à ce que plus jamais « aucune mère – qu’elle soit Israélienne ou Palestinienne – ne verse de larmes » à l’avenir.

Il a également critiqué le rejet par les Palestiniens d’une conférence sur la paix qui va avoir lieu au Bahreïn. « Je ne pense pas que ce soit une bonne chose. Il faut toujours aller discuter, s’asseoir autour de la table. Même si vous n’êtes pas d’accord – le dialogue pourra nous sauver », a-t-il clamé.

Sheikh Abu-Khalil Tamimi de Ramallah était également présent, affirmant que « tout problème peut être résolu grâce à des négociations, au dialogue, en apprenant à bien nous traiter les uns les autres. Disséminer la haine ne mène à rien… Avec l’aide de Dieu, l’avenir sera meilleur pour nous et pour nos enfants ».

Yossi Dagan, chef du conseil régional de Samarie, a déclaré être heureux d’avoir l’opportunité de rencontrer les leaders religieux : « Nous ne croyons pas en la paix sur le papier et amenée par des politiciens hors de portée, mais nous y croyons en créant un respect mutuel et des relations qui partiront du terrain. »

Chalghoumi est quelque peu un cas particulier dans le discours religieux musulman, et il a été remarqué pour avoir soutenu l’interdiction de la burka en France, qui recouvre entièrement le visage.

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