Nous ne pourrons pas rouvrir davantage car les cas augmentent – Yuli Edelstein
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Nous ne pourrons pas rouvrir davantage car les cas augmentent – Yuli Edelstein

Les centres commerciaux et les écoles secondaires reprennent leurs activités malgré la propagation croissante du virus, alors que près de 1 000 nouveaux cas ont été détectés hier

Le ministre de la Santé, Yuli Edelstein, dans la ville de Bnei Brak, le 16 juin 2020. (Flash90)
Le ministre de la Santé, Yuli Edelstein, dans la ville de Bnei Brak, le 16 juin 2020. (Flash90)

Le ministre de la Santé, Yuli Edelstein, a déclaré lundi qu’Israël mettra fin aux mesures visant à assouplir le bouclage national et pourrait même mettre en place davantage de restrictions si les taux d’infection par le coronavirus continuent d’aller « dans une très mauvaise direction ».

Son avertissement est intervenu alors qu’Israël lève progressivement les règles mises en place il y a deux mois, notamment en ayant renvoyé les lycéens en classe dimanche et en ayant lancé un projet pilote de réouverture de certains centres commerciaux à travers le pays au cours du week-end.

« J’ai ressenti un énorme choc quand j’ai vu l’affluence dans les centres commerciaux », a déclaré M. Edlestein au site d’information Ynet. Le programme prévoyait la réouverture de 15 centres commerciaux dans tout le pays vendredi, dans le cadre d’un plan visant à évaluer leur conformité aux directives en matière de distanciation sociale. Les ouvertures ont attiré une foule de clients qui ont fait la queue pour entrer dans les magasins.

Les centres commerciaux sont fermés – à l’exception de certains magasins essentiels qui s’y trouvent, comme les pharmacies ou les vendeurs de produits alimentaires – depuis la mi-septembre en vertu des règles de confinement. Les magasins de rue ont été autorisés à rouvrir au début de ce mois, avec un plafond sur le nombre de clients, qui a été porté de quatre à dix mercredi.

Des Israéliens au centre commercial Ayalon, à Ramat Gan, le 27 novembre 2020. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

« Nous ne serons en aucun cas tentés par de nouvelles ouvertures », a déclaré M. Edelstein, tempérant les espoirs des petites entreprises qui attendent encore l’autorisation d’ouvrir. « Les taux d’infection vont dans une très mauvaise direction. »

Selon les données du ministère de la Santé publiées lundi matin, 985 nouveaux cas de coronavirus ont été confirmés la veille, contre 557 le samedi (le nombre de cas quotidiens est généralement plus faible le week-end, car les niveaux de dépistage baissent). Les trois derniers jours de la semaine dernière indiquent que le nombre de nouvelles infections quotidiennes dépasse les 1 000, après être restées en dessous de ce seuil pendant plus d’un mois.

Sur les 39 774 tests effectués dimanche, 2,5 % sont revenus positifs, selon le ministère de la Santé. Pas plus tard que mercredi, le taux de positivité s’élevait à 1,8 %.

Le nombre d’infections depuis le début de la pandémie s’élève à 355 980, dont 9 897 cas actifs, soit une augmentation de quelque 200 cas au cours du week-end. Selon le ministère, 263 personnes sont dans un état grave, dont 114 sous respirateur.

Le nombre de morts s’élève à 2 864.

Avec l’augmentation des cas, l’armée se prépare à confiner les soldats dans des bases militaires et à interdire leurs permanences du week-end pour le mois à venir. Plus d’un millier de soldats ont été diagnostiqués avec le coronavirus la semaine dernière, et l’armée israélienne a demandé aux soldats rentrant dans leurs bases d’apporter des équipements leur permettant de tenir quatre semaines.

Edelstein a déclaré lundi que la hausse des taux « ne signifie pas que nous serons en quarantaine dans une semaine » mais a averti que « le cabinet du coronavirus approuvera des indices très clairs pour savoir quand procéder à une troisième fermeture ».

Malgré la mise en garde contre de nouvelles réouvertures commerciales, le ministre de la Santé a ajouté qu’il n’était pas favorable à l’annulation de la réouverture des lycées, qui, selon lui, « devaient ouvrir comme prévu ».

Des enfants entrent à l’école Beit Hakerem à Jérusalem, le 24 novembre 2020. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Environ 400 000 lycéens israéliens sont retournés en classe dimanche matin après une interruption de près de deux mois. Selon le plan du ministère de la Santé, les étudiants auront au moins deux jours par semaine d’étude en présentiel, les autres jours étant consacrés à l’enseignement à distance.

Les restrictions concernant la division des élèves en modules d’étude séparés signifient que les enseignants seront autorisés à entrer en contact avec un maximum de quatre groupes d’élèves, et que les élèves pourront se déplacer seulement entre deux groupes. Les directeurs d’écoles secondaires ont averti que les règlements signifient que la majorité des cours pour les différentes matières devront donc se poursuivre à distance.

Les observations d’Edelstein font écho à celles du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a déclaré dimanche à son cabinet qu’Israël est mieux placé que les autres pays développés qui connaissent actuellement une deuxième vague, mais « je vous le dis franchement, nous sommes en danger si nous n’agissons pas immédiatement ».

« S’il le faut, nous mettrons fin à l’assouplissement et nous renforcerons même les mesures qui ont déjà été prises », a déclaré le Premier ministre, invitant les citoyens à s’en tenir aux règles de distanciation sociale et de port du masque.

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