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Nouvelle journée de manifestations jeudi et des perturbations à Ben Gurion

Pour les organisateurs, jeudi sera une "journée nationale de résistance à la dictature", avec des perturbations autour de l’aéroport Ben Gurion

Des manifestants bloquent une route et s'opposent aux forces de police, en signe de protestation contre le projet de réforme judiciaire, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
Des manifestants bloquent une route et s'opposent aux forces de police, en signe de protestation contre le projet de réforme judiciaire, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)

Les organisateurs des manifestations contre la réforme du système judiciaire se préparent à une nouvelle journée d’action et de perturbations jeudi, avec au programme un blocage des accès à l’aéroport Ben Gurion, pour empêcher le Premier ministre Benjamin Netanyahu de se rendre en visite officielle en Italie.

Ils qualifient ces nouvelles actions de « journée de résistance à la dictature, au cours de laquelle le trafic en Israël sera fortement perturbé : dans les airs, en mer et sur terre ».

Dans un communiqué, ils ont déclaré que des convois de manifestants, parfois composés de véhicules agricoles, sillonneraient le pays tout au long de la journée, avec plusieurs rassemblements, une manifestation en soirée devant le domicile du ministre de la Justice, Yariv Levin, entre autres actions contre les députés et ministres de la coalition.

Ils ont spécifiquement appelé les manifestants à bloquer les accès à l’aéroport Ben Gurion dans la soirée, au moment où Netanyahu et son épouse doivent s’envoler en direction de l’Italie.

Ce déplacement a déjà été remis en cause par un débrayage des pilotes de la compagnie nationale El Al opposés à la réforme judiciaire.

Par ailleurs, une manifestation de grande ampleur se tiendra à Tel Aviv, au départ de la place Habima. Le secteur de la Tech manifestera également dans plus d’une quinzaine de villes israéliennes.

Les organisateurs ont laissé entendre qu’il ne s’agissait pour l’heure que « des premières actions », promettant « de nombreuses surprises ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le ministre de la Justice Yariv Levin lors d’une discussion et d’un vote à la Knesset, à Jérusalem, le 6 mars 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« La semaine prochaine, nous frapperons plus fort, avec encore plus de moyens », ont-ils promis.

« Nous ne baisserons pas la garde tant que l’existence d’Israël, en tant qu’État juif et démocratique, ne sera pas pleinement assurée. »

Les organisateurs de la manifestation ont également répondu à une déclaration de Netanyahu, lundi soir, condamnant l’attitude des réservistes ayant annoncé leur intention de ne pas répondre à l’appel, en signe de protestation contre la reforme judiciaire.

Netanyahu a déclaré que « le refus de servir constitue une menace envers les fondements de notre existence, qui ne doit pas avoir sa place dans nos rangs ».

« La dictature est une menace existentielle pour l’État d’Israël », ont répliqué les manifestants.

Les critiques de cette réforme estiment qu’elle aura pour effet d’affaiblir le caractère démocratique d’Israël, de supprimer l’essentiel de ses contre-pouvoirs et de priver les minorités de toute forme de protection.

Ses partisans, en revanche, assurent qu’il s’agit d’une réforme indispensable pour réfréner des tribunaux, qui, selon eux, sont volontiers activistes.

La semaine dernière, les manifestants avaient organisé une « journée de perturbation » dans tout le pays, assortie d’une manifestation phare à Tel Aviv qui a bloqué un carrefour clé de la ville.

La police avait mobilisé la police montée, des canons à eau et des grenades assourdissantes afin de la disperser.

Elle a été très critiquée pour la brutalité de la gestion des manifestants. Un policier a, par exemple, lancé une grenade assourdissante directement sur les protestataires.

Une enquête a été ouverte sur cet incident.

Le ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, a autorisé la police à faire preuve de toute la force nécessaire contre les manifestants qui bloquent les routes, qu’il qualifie – comme d’autres membres du gouvernement – d’« anarchistes ».

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