Nouvelle mission à venir à la Maison Blanche pour le gendre de Trump
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Nouvelle mission à venir à la Maison Blanche pour le gendre de Trump

Jared Kushner va être interrogé par une commission du Sénat dans le cadre de l'enquête sur l'implication des Russes dans l'élection de novembre 2016

Ivanka Trump et Jared Kushner avant la conférence de presse conjointe du président américain Donald Trump et du Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, le 15 janvier 2017. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)
Ivanka Trump et Jared Kushner avant la conférence de presse conjointe du président américain Donald Trump et du Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, le 15 janvier 2017. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)

Le gendre du président américain Donald Trump, Jared Kushner, sera interrogé par la Senate Intelligence Committee (commission permanente du Sénat américain dédiée à la surveillance de la communauté du renseignement) dans le cadre d’une enquête qui étudie les liens entre Trump, ses associés et les diplomates russes.

Le New York Times a indiqué lundi que la commission souhaitait interroger Kushner sur des rencontres qu’il a organisées entre l’ambassadeur russe aux États-Unis Sergey Kislyak à la Trump Tower de New York. Le Counsel’s Office de la Maison Blanche a pris connaissance de l’interview de Kushner au début du mois, selon l’article.

Le président de la Senate Intelligence Committee, Richard M. Burr, un républicain originaire de la Caroline de Nord, et le vice-président, le sénateur Mark Warner, un démocrate de Virginie ont affirmé que Kushner était disposé à se présenter à la Commission.

« M. Kushner s’est porté volontaire pour être interrogé dans le cadre d’une enquête sur l’implication de la Russie dans les élections de 2016 », ont-ils indiqué dans un communiqué.

Kushner, 36 ans, est un haut conseiller de Trump, et il aurait une influence importante sur des questions relatives à la politique intérieure comme extérieure.

Tous les membres du gouvernement ont accepté de parler au Times sous couvert d’anonymat.

L'ambassadeur russe aux États-Unis Sergey Kislyak, au centre, arrive au Congrès américain avant un discours du président Donald Trump, à Washington DC, le 28 février 2017. (Crédit : AFP/Brendan Smialowski)
L’ambassadeur russe aux États-Unis Sergey Kislyak, au centre, arrive au Congrès américain avant un discours du président Donald Trump, à Washington DC, le 28 février 2017. (Crédit : AFP/Brendan Smialowski)

Selon l’article, Kushner aurait rencontré Kislyak en décembre, durant la période de transition. L’ambassadeur a ensuite organisé une rencontre avec Sergey N. Gorkov, le directeur de la banque de développement russe, la Vnesheconombnak. L’administration Obama avait sanctionné la banque en raison de son implication en Ukraine.

Un porte-parole de la Maison Blanche, Hope Hicks, a minimisé l’importance de ces rencontres, indiquant que Kushner avait rencontré des dizaines de diplomates durant la période de transition.

Hicks a déclaré au journal que Kushner était prêt à s’entretenir avec les enquêteurs du Sénat et qu’il « n’avait rien à cacher ».

Un membre du gouvernement a ajouté que les enquêteurs demanderont à Trump si, durant sa rencontre avec Gorkov, ils ont évoqué le financement d’un immeuble de bureaux de Manhattan, géré par l’entreprise familiale Kushner Companies, en proie à des difficultés financières.

Au début du mois, James Comey, directeur du FBI, a confirmé pour la première fois que son agence enquêtait sur le rôle qu’aurait joué la Russie dans l’élection présidentielle, et l’éventuelle connivence entre Moscou et la campagne de Trump.

Le FBI « enquête sur les efforts qu’aurait mis en œuvre le gouvernement russe pour interférer avec l’élection présidentielle de 2016 », a déclaré Comey durant une audition à la House Intelligence Committee.

« Et cela inclut qu’une enquête soit menée sur la nature de tous les liens qui existent entre des individus associés à la campagne de Trump et le gouvernement Russe, et de déterminer l’existence d’une coopération entre la Russie et la campagne », a-t-il dit.

Cette révélation de Comey confirme les informations qui suggéraient que le FBI enquêtait sur les accusations scandaleuses arguant que la victoire écrasante de Trump contre Hillary Clinton puisse être attribuée à l’intervention de la Russie.

Les chefs du renseignement américain ont déclaré en janvier qu’ils étaient convaincus que le président russe Vladimir Poutine était à l’origine de cette intervention. Mais ils n’avaient pas indiqué si cette relation faisait l’objet d’une enquête.

Pendant ce temps, Trump a déclaré sur Twitter que ces soupçons étaient une invention des démocrates pour détourner l’attention de leur défaite électorale.

Dimanche, le quotidien Washington Post a indiqué que le président américain Donald Trump envisage de confier à son gendre Jared Kushner une nouvelle mission à la Maison Blanche pour rationaliser l’action gouvernementale avec des idées venues du monde des affaires.

Selon le journal américain, il devrait prendre la direction à la Maison Blanche d’un Bureau de l’Innovation, qui devrait être présenté lundi. A ce poste, il aurait toute autorité pour remanier l’administration afin de tenir les promesses du nouveau président telles que réformer la prise en charge des anciens combattants ou combattre la dépendance aux opiacés.

« J’ai promis aux Américains que j’obtiendrai des résultats et au gouvernement que je serai en avance sur le calendrier, en dessous du budget », a affirmé au journal M. Trump.

L’équipe qui entourera M. Kushner sera constituée d’anciens dirigeants du secteur privé chargés d’apporter de nouvelles idées, selon le Washington Post.

« Le gouvernement doit être conduit comme une grande compagnie américaine », a déclaré Jared Kushner au quotidien. « Nous espérons pouvoir remporter des succès et améliorer l’efficacité pour nos clients, qui sont les citoyens ».

Stephen Bannon, l’ultraconservateur conseiller stratégique du président, qui a appelé à « déconstruire l’administration étatique », ne fera pas partie de la nouvelle équipe dirigée par le gendre de Donald Trump, selon le Post.

Cette équipe s’intéressera surtout à la technologie et aux données, ajoute le journal soulignant que la Maison Blanche a pris l’avis de responsables comme le PDG d’Apple Tim Cook, le fondateur de Microsoft Bill Gates ou le patron-fondateur de Tesla, Elon Musk.

« Il est nécessaire de repérer quelles sont les politiques qui compliquent le système sans bénéfice significatif », a résumé au journal Stephen Schwarzman, PDG du fonds Blackstone.

L’AFP a contribué à cet article.

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