Nucléaire iranien: les Européens abandonnent leur résolution à l’AIEA
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Nucléaire iranien: les Européens abandonnent leur résolution à l’AIEA

"Nous laissons du temps à la diplomatie. Des initiatives ont été lancées par M. Grossi" et l'Iran a fait preuve d'"un peu" de bonne volonté, selon des sources diplomatiques

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi, arrive pour le début de la réunion du conseil des gouverneurs de l'AIEA au Centre international de Vienne, en Autriche, le 1er mars 2021. (Crédit : Ronald Zak/AP)
Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi, arrive pour le début de la réunion du conseil des gouverneurs de l'AIEA au Centre international de Vienne, en Autriche, le 1er mars 2021. (Crédit : Ronald Zak/AP)

Les Européens ont finalement décidé de ne pas soumettre la résolution contre l’Iran qu’ils avaient annoncé au Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a-t-on appris jeudi de sources diplomatiques.

Appuyé par les Etats-Unis, ce texte de l’Allemagne, de la France et de la Grande-Bretagne condamnait la décision de Téhéran de suspendre certaines inspections de son programme nucléaire.

Il ne sera pas soumis au vote, ont indiqué à l’AFP plusieurs diplomates basés à Vienne, tandis que l’AIEA annonçait une conférence de presse de son directeur général, Rafael Grossi, à 12H00 heure locale (11H00 GMT).

« Nous laissons du temps à la diplomatie. Des initiatives ont été lancées par M. Grossi » et l’Iran a fait preuve d' »un peu » de bonne volonté, a expliqué une de ces sources, sans souhaiter donner plus de détails à ce stade.

Le journal iranien ultraconservateur Vatan-é Emrouz a écrit mardi, sans citer de source, que le président Hassan Rohani avait donné l’ordre de suspendre la production d’uranium métal dans l’usine d’Ispahan (centre). Le gouvernement n’a pas démenti ces informations.

L’Iran avait annoncé en février avoir débuté la production d’uranium métal pour alimenter son réacteur de recherche à Téhéran, dépassant ainsi les limites fixées par l’accord nucléaire de 2015.

Le sujet est sensible car cette matière peut être utilisée dans la fabrication d’armes nucléaires, même si la République islamique a toujours nié vouloir se doter de la bombe.

Le « plan d’action global commun », communément désigné par son acronyme anglophone JCPOA, ne tient plus qu’à un fil depuis le retrait américain en 2018 à l’initiative de Donald Trump, et le rétablissement des sanctions.

Le nouvel hôte de la Maison Blanche, Joe Biden, a promis de revenir dans son giron « si » l’Iran respectait à nouveau le contrat.

Mais à l’inverse Téhéran, qui exige au préalable une levée des mesures punitives qui asphyxient son économie, a franchi ces dernières semaines un nouveau cran dans son désengagement du JCPOA (passage à un niveau d’enrichissement d’uranium de 20%, production d’uranium métal et limitation des inspections).

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