Nucléaire iranien : réunion de conciliation avec Téhéran en février
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Nucléaire iranien : réunion de conciliation avec Téhéran en février

Les pays signataires de l'accord sont convenus d'une réunion avec Téhéran afin de préserver l'accord malgré le retrait des Etats-Unis, a annoncé le chef de la diplomatie de l'UE

De gauche à droite, Federica Mogherini, responsable de la politique étrangère de l'Union européenne, Javad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, Heiko Maas, ministre allemand des Affaires étrangères, puis Boris Johnson, ministre britannique des Affaires étrangères, lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères au bâtiment Europa, le 15 mai 2018 à Bruxelles. (AP Photo/Olivier Matthys, Pool)
De gauche à droite, Federica Mogherini, responsable de la politique étrangère de l'Union européenne, Javad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, Heiko Maas, ministre allemand des Affaires étrangères, puis Boris Johnson, ministre britannique des Affaires étrangères, lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères au bâtiment Europa, le 15 mai 2018 à Bruxelles. (AP Photo/Olivier Matthys, Pool)

Les pays signataires de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien sont convenus d’une réunion de conciliation avec Téhéran « en février » afin de préserver l’accord malgré le retrait des Etats-Unis, a annoncé vendredi le chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell.

« La prochaine réunion de la commission mixte aura lieu en février », a indiqué sans plus de précisions M. Borrell, une semaine après la décision des pays européens signataires (Allemagne, France et Royaume-Uni) de lancer une procédure contre Téhéran pour violation des ses engagements. Les autres signataires sont la Chine et la Russie.

Josep Borrell n’a pas précisé la date ni le lieu de cette rencontre, qui se tiendra au niveau des experts. Mais les précédentes réunions se sont tenues à Vienne. Les deux autres villes prévues par l’accord pour réunir la commission sont New York et Genève.

« Tous les participants au JCPOA (acronyme en anglais du Plan d’action global commun) ont réaffirmé leur détermination à préserver l’accord, ce qui est dans l’intérêt de tous », a-t-il souligné.

« Nonobstant les différences sur les modalités, il y a accord sur le fait que plus de temps est nécessaire en raison de la complexité des questions en jeu », a-t-il précisé.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Josep Borrell, assiste à une conférence de presse après avoir rencontré son homologue slovène à Ljubljana, le 9 avril 2019 . Josep Borrell a été nommé à la tête de la diplomatie européenne le 2 juillet 2019. (Crédit : Jure Makovec / AFP)

« Le calendrier est donc prolongé. Tous sont convenus de poursuivre les discussions au niveau des experts pour répondre aux préoccupations concernant la mise en œuvre de l’accord nucléaire, ainsi que les répercussions plus larges du retrait des États-Unis du JCPOA et de la réimposition de sanctions, que tous les participants au JCPOA ont regrettées », a-t-il conclu.

Josep Borrell a rencontré le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif à New Delhi le 16 janvier. Il a pressé l’Iran de préserver l’accord nucléaire et de revenir sur les violations de ses engagements.

« Le but du mécanisme de règlement des différends n’est pas de réimposer des sanctions, mais de résoudre les questions liées à la mise en œuvre de l’accord dans le cadre de la commission mixte », qui est l’instance d’arbitrage, a insisté le chef de la diplomatie de l’UE.

Josep Borrell a jugé « impossible » de remplacer cet accord.

Les États-Unis ont rétabli des sanctions contre l’Iran. En réponse, Téhéran s’est peu à peu affranchi de ses obligations.

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