Obama veut mettre la pression sur Netanyahu et Abbas
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Obama veut mettre la pression sur Netanyahu et Abbas

Le président américain s'apprêterait à jouer un rôle plus actif dans les négociations de paix israélo-palestiniennes

Le président Barack Obama et le premier ministre Benjamin Netanyahu ont une entrevue dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, DC, le 30 septembre 2013. (Kobi Gideon/GPO/Flash90)
Le président Barack Obama et le premier ministre Benjamin Netanyahu ont une entrevue dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, DC, le 30 septembre 2013. (Kobi Gideon/GPO/Flash90)

Le président américain Barack Obama se prépare à jouer un rôle plus actif dans les pourparlers de paix israélo-palestiniens.

Il devrait commencer par mettre la pression sur les dirigeants des deux camps pour qu’ils acceptent l’accord-cadre du secrétaire d’État John Kerry, selon un article du New York Times paru mercredi soir.

Lundi prochain, lors de sa rencontre à Washington avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, Obama lancera un appel au dirigeant israélien pour qu’il accepte la feuille de route de Kerry sur le statut final des négociations.

Le président américain devrait agir de la même façon avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas lors de leur rencontre du mois prochain.

Depuis sa réélection, Obama a donné à Kerry une grande marge de manœuvre pour gérer la politique moyen-orientale. Depuis qu’il est parvenu à relancer le processus de négociations en juillet, le secrétaire d’État s’est rendu dans la région à 11 reprises.

« Désormais, [Obama] a une vraie opportunité de s’impliquer », a confié un haut responsable de l’administration, s’exprimant sous couvert d’anonymat.

Diverses sources estiment que les négociations bloquent sur des sujets tels que la reconnaissance d’Israël comme État juif et le maintien d’une présence israélienne dans la vallée du Jourdain.

À l’approche de la fin du délai de neuf mois prévu pour les pourparlers, des proches d’Obama estiment qu’il est désormais temps pour lui d’agir.

« Le président ne voudrait pas courir le risque de voir son manque d’engagement entrer en jeu dans la réussite ou l’échec des négociations », annonce un haut responsable.

Mercredi, Kerry a confirmé que les pourparlers seraient prolongés après avril, mais, selon plusieurs sources, l’objectif d’obtenir un accord-cadre dans les prochaines semaines est maintenu.

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