Olmert sera aux côtés d’Abbas à NY pour une conférence de presse – Palestiniens
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Olmert sera aux côtés d’Abbas à NY pour une conférence de presse – Palestiniens

Une chaîne de télévision fait savoir que l'ex-Premier ministre israélien devrait faire part de son opposition au plan de résolution du conflit israélo-palestinien de Trump

Ehud Olmert, le Premier ministre israélien d’alors, et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Jérusalem en novembre 2008 (Crédit photo : Moshe Milner GPO / Flash90)
Ehud Olmert, le Premier ministre israélien d’alors, et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Jérusalem en novembre 2008 (Crédit photo : Moshe Milner GPO / Flash90)

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et l’ex-Premier ministre Ehud Olmert se rencontreront à New York City mardi prochain et ils prendront part à une conférence de presse conjointe, a confirmé jeudi Riyad Mansour, ambassadeur palestinien aux Nations unies.

La Douzième chaîne a indiqué que le président de l’AP et l’ancien Premier ministre qui a fait 16 mois de prison pour faits de corruption, en 2016 et 2017, tiendraient une conférence de presse conjointe.

La chaîne a également noté qu’Olmert devrait faire part de son « opposition » au plan soumis par l’administration américaine pour résoudre le conflit israélo-palestinien et réaffirmer qu’avec Abbas, ils avaient pratiquement conclu un accord de paix avant qu’il ne quitte ses fonctions en 2009, alors qu’il était accusé de corruption.

Olmert a refusé de confirmer s’il avait l’intention de prendre part à une conférence de presse avec Abbas.

« Je ne donne pas d’interviews et je ne réponds pas aux questions », a-t-il écrit dans un message par texto.

Mansour a déclaré au Times of Israel que des détails supplémentaires concernant la conférence de presse seraient révélés dans les prochains jours.

Abbas a rejeté le plan proposé par les Américains avec véhémence, le qualifiant de « gifle du siècle ». Il a juré que les Palestiniens l’enverraient « dans les poubelles de l’histoire ».

Le président américain Donald Trump (à gauche) et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à droite) participent à l’annonce du plan de paix au Moyen-Orient de Trump dans la salle Est de la Maison Blanche à Washington, DC le 28 janvier 2020. (Photo de MANDEL NGAN / AFP)

Rompant avec les administrations américaines antérieures, le plan Trump envisage la création d’un État palestinien dans environ 70 % de la Cisjordanie, quelques banlieues de Jérusalem-Est, la plus grande partie de la bande de Gaza et dans certains secteurs du sud d’Israël. La création d’un état palestinien est toutefois soumise à certaines conditions – notamment la reconnaissance par les Palestiniens de l’Etat d’Israël en tant qu’État juif et le désarmement du Hamas et des autres groupes terroristes de la bande de Gaza.

La proposition prévoit également l’annexion par Israël des implantations de Cisjordanie. Elle offre à l’État juif la souveraineté sur la vallée du Jourdain et le contrôle de la sécurité à l’ouest du fleuve et interdit tout retour des réfugiés palestiniens au sein d’Israël.

La dernière rencontre publique entre Olmert et Abbas avait eu lieu au mois de décembre 2018 à Paris. Le politicien israélien avait fait l’éloge d’Abbas et indiqué que s’il était resté resté au pouvoir, lui et Abbas seraient parvenu à conclure un accord.

« Le président Abbas n’avait jamais dit ‘Non’ à mon plan », avait-il déclaré devant les caméras de Palestine TV, chaîne officielle de l’AP, à ce moment-là. « Il est vrai qu’il n’avait pas dit ‘Oui’ mais il est également vrai que, si j’étais resté plus longtemps Premier ministre, il y aurait pu y avoir la paix ».

Un croquis de l’offre proposée par le Premier ministre Ehud Olmert au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas en 2008. La carte a été dessinée à la main par Abbas. (Walla News)

Olmert a expliqué qu’il avait proposé, en 2008, de renoncer à la quasi-totalité de la Cisjordanie en faveur d’Abbas, avec des échanges de terres au cas par cas ; de diviser Jérusalem pour permettre la mise en place dans la ville d’une capitale israélienne et d’abandonner la souveraineté israélienne dans les lieux saints et dans la Vieille Ville pour les placer sous contrôle international.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait succédé à Olmert au poste de Premier ministre en 2009 et a rencontré Abbas pour la dernière fois au cours de négociations directes en 2010.

Netanyahu et Abbas s’accusent mutuellement de saper les efforts de paix.

Abbas devrait arriver lundi à New York City et prononcer un discours devant le conseil de Sécurité des Nations unies, mardi, au sujet du plan de paix.

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