Oman annonce qu’il va « ouvrir une ambassade » dans les Territoires palestiniens
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Oman annonce qu’il va « ouvrir une ambassade » dans les Territoires palestiniens

Le sultanat, absent au sommet de Bahrein, sera ainsi le premier pays arabe du Golfe à avoir une ambassade à Ramallah

Le ministre des Affaires étrangères omanais Yussef bin Alawi arrive pour assister à la 136e réunion ordinaire du Conseil de coopération du Golfe (CCG), le 15 septembre 2015, dans la capitale saoudienne Riyad. (AFP Photo/Fayez Nureldine)
Le ministre des Affaires étrangères omanais Yussef bin Alawi arrive pour assister à la 136e réunion ordinaire du Conseil de coopération du Golfe (CCG), le 15 septembre 2015, dans la capitale saoudienne Riyad. (AFP Photo/Fayez Nureldine)

Le sultanat d’Oman a annoncé mercredi son intention d’ouvrir une « ambassade » dans les Territoires palestiniens, en pleine conférence sur le volet économique du plan de paix américain.

L’annonce a été faite par le ministère omanais des Affaires étrangères qui précise dans un communiqué qu’une mission allait se rendre à Ramallah (Cisjordanie), siège de l’Autorité palestinienne, pour préparer l’ouverture de cette mission diplomatique.

« En soutien au peuple palestinien, le sultanat d’Oman a décidé d’ouvrir une mission diplomatique avec rang d’ambassade dans l’Etat de Palestine », a indiqué le ministère dans son communiqué mis en ligne sur Twitter.

Oman sera ainsi le premier pays arabe du Golfe à avoir une ambassade à Ramallah.

Le sultanat a boudé la conférence organisée à Bahreïn sur le volet économique du plan de paix américain par Jared Kushner, conseiller et gendre du président Donald Trump.

Paradoxalement, le sultanat d’Oman paraissait jusqu’ici parmi les rares pays à avoir des contacts avec Israël.

Le sultan Qabous d’Oman a reçu en octobre 2018 à Mascate le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) s’entretient avec le sultan Qaboos bin Said à Oman, le 26 octobre 2018. (Publié avec autorisation)

En février de la même année, Youssef ben Alaoui Abdallah, ministre omanais en charge des Affaires étrangères a été l’un des rares responsables arabes à se rendre au mont du Temple, premier lieu saint juif et troisième lieu saint de l’islam.

A Ramallah, la conseillère du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, Hanan Ashrawi, a prudemment salué l’annonce omanaise.

« Nous saluons l’ouverture d’ambassades par ceux qui reconnaissent la Palestine en tant qu’Etat », a-t-elle dit à des journalistes. Mais « si cela doit avoir un prix politique, cela aura des ramifications ».

Si l’ouverture de cette ambassade a pour corollaire une reconnaissance d’Israël par le sultanat, « ce sera totalement inacceptable », a-t-elle dit. « L’initiative de paix arabe stipule très clairement qu’il ne peut pas y avoir de reconnaissance d’Israël tant qu’il ne s’est pas retiré des Territoires occupés. Nous escomptons que l’ambassade d’Oman serve uniquement les Palestiniens ».

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