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Omicron: les respirateurs moins nécessaires et la durée d’hospitalisation réduite

43 815 nouveaux cas ont été détectés mais pas d'augmentation majeure des cas graves ; sur 257 cas graves, 64 personnes sont sous respirateur et 12 autres sous ECMO

Des membres de l'équipe de l'hôpital Shaare Zedek dans le service des coronavirus de l'hôpital Shaare Zedek à Jérusalem, le 11 janvier 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Des membres de l'équipe de l'hôpital Shaare Zedek dans le service des coronavirus de l'hôpital Shaare Zedek à Jérusalem, le 11 janvier 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les hôpitaux israéliens ont fait état d’une baisse significative du nombre de patients gravement malades qui doivent être placés sous respirateur après avoir contracté le variant Omicron, a rapporté mercredi le radiodiffuseur public Kan.

Ces informations, qui citent des responsables du ministère de la Santé et des hôpitaux, confirment les observations faites dans d’autres pays, selon lesquelles le variant Omicron affecte moins les poumons que les variants précédents.

Actuellement, en Israël, sur les 257 cas graves, 64 personnes sont sous respirateur et 12 autres sous machine ECMO, un dispositif utilisé pour traiter certains patients critiques atteints de coronavirus.

Les machines d’oxygénation par membrane extracorporelle (ECMO) font le travail du cœur et des poumons d’une personne afin de lui permettre de se remettre d’une maladie respiratoire grave. Contrairement aux respirateurs qui se contentent d’assister la respiration, ils fournissent une assistance cardiaque et respiratoire en oxygénant le sang du patient à l’extérieur du corps et ne sont utilisés que pour les patients les plus gravement malades.

Machine ECMO dans l’unité de soins intensifs de l’hôpital Shaare Zedek à Jérusalem, le 23 septembre 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

En début de semaine, le professeur Zvi Fridlender de l’hôpital Hadassah avait déclaré au Times of Israël que le comportement du virus avait considérablement changé.

« Avec Delta, je me promenais et je voyais que la respiration de tel patient se détériore, celui-ci a besoin d’oxygène, et celui-là aura bientôt besoin d’être ventilé », avait-il déclaré. « Avec Omicron, nous n’avons pas la même ampleur de détérioration qui se produit sous nos yeux ; l’impact est moins dramatique. » C’est le cas même chez les patients graves, a noté Fridlender.

Kan a également rapporté que les médecins signalaient des durées d’hospitalisation plus courtes pour les patients gravement malades sous Omicron.

Le reportage indique que les patients gravement atteints avec Omicron sont susceptibles de quitter l’hôpital au bout de 5 à 5 jours, contre une durée moyenne de séjour de 10 jours avec le variant Delta.

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