ONU: le Conseil de sécurité va examiner des débris de missiles supposés iraniens
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ONU: le Conseil de sécurité va examiner des débris de missiles supposés iraniens

Selon Nikki Haley, ces fragments sont la "preuve" que Téhéran a violé l'embargo sur les armes de l'ONU au Yémen

L'ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley dévoile des informations classifiées ayant pour objectif de prouver que l'Iran a violé la résolution de l'ONU 2231 en fournissant aux rebelles houthis au Yémen des armes durant une conférence de presse à la Joint Base Anacostia de Washington le 14 décembre 2017 (AFP Photo/Jim Watson)
US ambassador to the United Nations Nikki Haley said Thursday that a missile fired by Huthi militants at Saudi Arabia last month had been made in Iran. "It was made in Iran then sent to Huthi militants in Yemen," Haley said of the missile.
 / AFP PHOTO / JIM WATSON
L'ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley dévoile des informations classifiées ayant pour objectif de prouver que l'Iran a violé la résolution de l'ONU 2231 en fournissant aux rebelles houthis au Yémen des armes durant une conférence de presse à la Joint Base Anacostia de Washington le 14 décembre 2017 (AFP Photo/Jim Watson) US ambassador to the United Nations Nikki Haley said Thursday that a missile fired by Huthi militants at Saudi Arabia last month had been made in Iran. "It was made in Iran then sent to Huthi militants in Yemen," Haley said of the missile. / AFP PHOTO / JIM WATSON

Les 15 membres du Conseil de sécurité des Nations unies se rendront lundi à Washington pour examiner des débris de missiles prétendument fournis par l’Iran aux rebelles yéménites Houthis, ont indiqué des diplomates.

Les ambassadeurs composant le Conseil doivent également rencontrer à la Maison Blanche le président américain Donald Trump, dont l’administration espère mobiliser la communauté internationale contre l’Iran.

Ce déplacement du Conseil de New York à Washington est organisé à l’initiative de l’ambassadrice américaine, Nikki Haley : elle a invité ses homologues à examiner des débris de missiles stockés dans un entrepôt sur une base militaire à Washington.

Washington soutient que l’Iran a fourni des missiles aux rebelles Houthis du Yémen. Fin 2017, Mme Haley avait organisé une opération médiatique sur cette base militaire pour faire diffuser des images de morceaux de missiles dotés du logo d’une entreprise d’armement iranienne.

Selon elle, ces fragments sont la « preuve » que Téhéran a violé l’embargo sur les armes de l’ONU au Yémen.

Mme Halley cherche à convaincre le Conseil de sécurité d’agir contre l’Iran, éventuellement en lui imposant des sanctions. Mais cette offensive risque de se heurter à un veto de la Russie, alliée de Téhéran.

Selon un rapport récemment remis au Conseil de sécurité, l’Iran a violé l’embargo sur les armes de l’ONU au Yémen en laissant des rebelles Houthis s’approvisionner en drones et missiles balistiques tirés vers l’Arabie saoudite.

L’Iran a toujours démenti aider militairement les rebelles Houthis qui combattent au Yémen le gouvernement réfugié dans le sud du pays. Ce gouvernement est soutenu par une coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite.

Ennemi de ce pays, Téhéran n’a admis qu’un soutien politique aux rebelles yéménites qui contrôlent le nord et la capitale Sanaa. Les Etats-Unis, soutenus par leurs alliés occidentaux, dénoncent depuis plusieurs mois l’influence négative selon eux de Téhéran dans plusieurs conflits au Moyen-Orient, Syrie et Yémen notamment.

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