Oslo sanctionne Ramallah pour des manuels scolaires encourageant la violence
La Norvège affirme que les aides annuelles qu'elle verse à l'Autorité palestinienne seront réduites de moitié en raison d'incitations à la violence dans des supports éducatifs

JTA – La Norvège a déclaré jeudi qu’elle retiendrait la moitié du financement annuel qu’elle alloue au système éducatif de l’Autorité palestinienne jusqu’à ce qu’elle cesse d’utiliser des manuels scolaires qui encouragent la haine et la violence.
La ministre des Affaires étrangères, Ine Eriksen Søreide, a fait cette annonce en réponse à une question parlementaire sur le sujet.
Elle a précisé que l’aide norvégienne au secteur de l’éducation palestinien ne finançait pas les manuels scolaires ou autre support éducatif, et faisait partie d’un programme plus large qui inclut des donateurs de plusieurs pays. En 2019, le programme prévoyait la construction de 220 nouvelles salles de classe et de 63 nouvelles écoles publiques.
Ine Eriksen Søreide a également indiqué qu’elle avait soulevé la question lors d’une réunion avec le ministre de l’Éducation de l’AP, Marwan Awartan, le 21 mai et en février avec le Premier ministre Mohammad Shtayyeh.
L’Union européenne a commandé un rapport à l’Institut Georg Eckert pour la recherche internationale sur les manuels scolaires, à la suite d’un rapport de l’ONG IMPACT-se qui a fait état d’incitations à la haine, à la violence et au martyr dans les manuels scolaires palestiniens.
En mai, le Parlement européen a adopté des résolutions condamnant l’Autorité palestinienne pour avoir continué à enseigner la haine et s’opposant à ce que l’aide de l’UE à l’Autorité palestinienne soit utilisée à cette fin.
« Il s’agit d’une décision sans précédent de la ministre norvégienne des Affaires étrangères, Ine Eriksen Søreide », a réagi Marcus Sheff, directeur d’IMPACT-se, dans un communiqué.
« En mettant en œuvre la déclaration du Parlement norvégien de décembre 2019 de réduire l’aide norvégienne à l’éducation palestinienne jusqu’à ce que la haine soit retirée des manuels scolaires, la ministre a pris une position de principe, en défendant l’enseignement du respect de l’autre, de la tolérance et du rétablissement de la paix comme moyen de résoudre le conflit. »







