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Ouzbékistan : Une célèbre chanteuse suspendue pour actions « immorales »

Cette décision a été prise après la publication d'une vidéo où l'artiste chante avec un pantalon couleur chair et une chemise blanche

La chanteuse ouzbek Kaniza. (Crédit : capture d’écran Instagram Kaniza)
La chanteuse ouzbek Kaniza. (Crédit : capture d’écran Instagram Kaniza)

Une chanteuse célèbre en Ouzbékistan a été suspendue un mois pour des actions considérées comme « immorales » par un organisme d’État chargé de veiller sur la scène musicale de ce pays autoritaire d’Asie centrale, a-t-on appris lundi.

Cette décision a été prise après la publication d’une vidéo où l’artiste, connue sous son nom de scène Kaniza et qui compte plus d’1,5 million d’abonnés sur Instagram, chante avec un pantalon couleur chair et une chemise blanche.

En Ouzbékistan, ex-république soviétique de quelque 35 millions d’habitants, il est impossible aux artistes de se produire sans une autorisation délivrée par l’institution étatique Ouzbekkonzert, qui relève du ministère de la Culture.

« La chanteuse Kaniza a récemment publié des vidéos où elle se comporte de manière indécente, ce qui contredit la déontologie, promeut des idées immorales et offense les sentiments des spectateurs », a indiqué dans un communiqué Ouzbekkonzert qui a « refusé » de prolonger sa licence.

Un porte-parole du ministère a dit à l’AFP qu’il s’agissait d’un « avertissement d’un mois pour qu’elle réfléchisse et tire les conclusions nécessaires ».

« Dans un mois, si elle assure avoir compris et promet de ne plus publier de telles vidéos sur Internet, sa demande (de licence) pourra être examinée », a-t-il ajouté.

L’agent de Kaniza a précisé à l’AFP que la chanteuse avait « seulement chanté deux chansons à l’occasion de l’ouverture d’un nouveau restaurant ».

Arrivé au pouvoir en 2016 à la mort de son prédécesseur, l’impitoyable Islam Karimov, l’actuel président ouzbek, Chavkat Mirzioïev, a mené d’importantes réformes économiques et sociales.

Malgré des progrès, l’Ouzbékistan est toujours accusé par des ONG de ne pas respecter les libertés fondamentales.

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