Par crainte de troubles, le mont du Temple fermé aux Juifs jusqu’à nouvel ordre
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Par crainte de troubles, le mont du Temple fermé aux Juifs jusqu’à nouvel ordre

Le site sacré de Jérusalem devrait être accessible aux Juifs pour Yom Yeroushalayim, après des semaines de tension dans la Vieille Ville, alors que les musulmans fêtent le Ramadan

Des agents de la police des frontières montent la garde aux abords du Dôme du Rocher, sur le mont du Temple, dans la Vieille ville de Jérusalem, le 27 juillet 2017. (AP /Mahmoud Illean)
Des agents de la police des frontières montent la garde aux abords du Dôme du Rocher, sur le mont du Temple, dans la Vieille ville de Jérusalem, le 27 juillet 2017. (AP /Mahmoud Illean)

Craignant de nouvelles flambées de violence à Jérusalem, la police a fermé le mont du Temple aux Juifs jusqu’à nouvel ordre, ont rapporté mardi les médias israéliens.

Cette décision intervient alors que les musulmans célèbrent le mois de Ramadan, qui est souvent marqué par des tensions accrues autour de la Vieille Ville et du mont du Temple, notamment cette année.

La police aurait informé les groupes juifs qui organisent des visites du mont du Temple de cette fermeture.

Toutefois, selon les informations, les Juifs seront autorisés à entrer sur le site lors de Yom Yeroushalayim (la Journée de Jérusalem), lundi prochain.

Le mont du Temple est le lieu le plus sacré du judaïsme, car c’est l’emplacement des Temples bibliques. Il a été revendiqué par la suite par les musulmans comme le troisième lieu saint de l’islam, avec la mosquée Al-Aqsa. Israël a conquis le mont du Temple et la Vieille Ville de Jérusalem lors de la guerre des Six Jours en 1967, et a étendu sa souveraineté à tout Jérusalem. Il a toutefois permis au Waqf jordanien de continuer à maintenir l’autorité religieuse sur le mont, où les Juifs sont autorisés à se rendre sous de nombreuses et humiliantes restrictions, et où ils ne peuvent pas prier.

Les dirigeants palestiniens ont depuis longtemps tenté de rallier leur public en réponse aux prétendues atteintes israéliennes à la souveraineté musulmane dans l’enceinte du lieu emblématique. Les médias officiels de l’Autorité palestinienne montrent souvent des visites de juifs religieux sur le site, qu’ils considèrent comme des « invasions de colons ».

Des policiers escortent des Juifs religieux sur le mont du Temple pour Yom Yeroushalayim, le 2 juin 2019. (Crédit : AP Photo/Mahmoud Illean)

Les tensions à Jérusalem, en particulier autour de la Vieille Ville, ont atteint un point d’ébullition le mois dernier après que la police a empêché les rassemblements devant la Porte de Damas au début du Ramadan, ce qui, selon les Arabes, était une mesure incendiaire qui entravait une tradition de longue date de rassemblement sur le site pendant le mois sacré musulman. Les autorités israéliennes ont ensuite annulé cette mesure.

En outre, la semaine dernière, des centaines de Palestiniens ont défilé chaque nuit en direction des postes de contrôle israéliens en Cisjordanie, provoquant des affrontements.

Tsahal aurait également renforcé ses effectifs en Cisjordanie à l’occasion du Ramadan.

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a annoncé la semaine dernière que les premières élections nationales palestiniennes depuis 15 ans seraient reportées pour une durée indéterminée, dans un contexte d’escalade des tensions dans la région.

Ce report a été imputé à Israël qui refuse d’autoriser les habitants de Jérusalem-Est à voter lors de l’élection. Alors que les Palestiniens considèrent Jérusalem-Est comme la capitale d’un futur État, Israël considère la ville entière comme sa capitale éternelle et indivisible et considère toute activité de l’AP à Jérusalem-Est comme une violation de sa souveraineté.

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