Pas de liberté provisoire pour Ahed Tamimi
Rechercher

Pas de liberté provisoire pour Ahed Tamimi

Les groupes de défense des droits de l'Homme internationaux s'étaient mobilisés pour obtenir la libération de la jeune fille ; Liberman salue la décision de la cour

Ahed Tamimi au tribunal militaire d'Ofer, en Cisjordanie, le 15 janvier 2018. (Crédit : AFP PHOTO / THOMAS COEX)
Ahed Tamimi au tribunal militaire d'Ofer, en Cisjordanie, le 15 janvier 2018. (Crédit : AFP PHOTO / THOMAS COEX)

Ahed Tamimi, l’adolescente palestinienne de 16 ans inculpée pour agression après avoir giflé un soldat de l’armée israélienne en Cisjordanie s’est vue refuser mercredi une remise en liberté provisoire. Elle restera donc derrière les barreaux jusqu’à la fin des procédures judiciaires à son encontre.

Cette décision a été prise par la cour militaire d’Ofer, à proximité de la ville palestinienne de Ramallah.

Le juge Haim Balilti a expliqué que « la gravité des faits dont elle est accusée n’offre pas d’alternative à la détention ».

Le juge du tribunal militaire d’Ofer a ajouté que les forces de sécurité ont fait preuve d’indulgence à l’égard de l’adolescente pendant assez longtemps.

« L’intensité de sa violence permet d’établir une logique claire du danger [qu’elle représente] et indique que ses actions émanent de la promotion d’un but idéologique », a ajouté Balilti.

Le juge a indiqué qu’il avait pris en considération le jeune âge de Tamimi, et a écrit qu’il avait « réfléchi pour savoir si l’objectif de son arrestation pouvait être atteinte autrement, sans porter atteinte à sa liberté ».

Mais Balilti a conclu : « Je ne vois pas d’autre alternative que d’ordonner qu’elle reste en détention jusqu’à la fin de la procédure », au regard du danger qu’elle représente, expliquant que ce danger supplantait toutes les autres préoccupations.

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a salué cette décision

« Nous saluons la décision de prolonger la détention d’Ahed Tamimi jusqu’à la fin des procédures judiciaires », a écrit Liberman sur Twitter. « Notre message est clair. Israël ne tolérera pas que des soldats israéliens soient blessés, et quiconque tente de leur porter atteinte en paiera le prix fort. »

Les groupes internationaux des droits de l’Homme avaient critiqué Israël pour avoir inculpé la jeune fille en raison de l’incident survenu le 15 décembre à Nabi Saleh.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...