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Pas de place pour les réfugiés afghans dans l’UE – Premier ministre tchèque

De son côté, le chancelier autrichien Sebastian Kurz a dit qu'il fallait "trouver une solution régionale et de ne pas déclencher un nouvel exode vers l'Europe"

Andrej Babis lors d'une conférence de presse au siège du gouvernement à Prague, en 2018. (Crédit : AP Photo/Petr David Josek)
Andrej Babis lors d'une conférence de presse au siège du gouvernement à Prague, en 2018. (Crédit : AP Photo/Petr David Josek)

Il « n’y a vraiment pas de place » pour les réfugiés afghans dans l’Union européenne, a affirmé mardi le Premier ministre tchèque, le populiste Andrej Babis, estimant qu’il valait mieux « une solution leur permettant de rester en Afghanistan.

« Il n’y a vraiment pas de place pour eux en Europe », a déclaré M. Babis après une rencontre avec le chancelier autrichien Sebastian Kurz et le Premier ministre slovaque Eduard Heger au château de Lednice, dans le sud-est de la République tchèque.

« Une option est de mener des pourparlers avec le président (turc Recep Tayyip) Erdogan, comme dans le passé, mais je ne pense pas que ce soit une bonne solution », a ajouté M. Babis.

Le dirigeant populiste milliardaire faisait référence à l’accord migratoire conclu en 2016 entre l’UE et la Turquie aux termes duquel Ankara s’est engagé à empêcher les départs vers l’Europe de millions de réfugiés principalement syriens en échange de financements pour l’aider à héberger plus de trois millions d’immigrants.

« Une meilleure option est une solution permettant aux gens de rester en Afghanistan », a-t-il poursuivi.

Le chancelier Kurz a de son côté déclaré que l’Autriche avait prévu une enveloppe de 18 millions d’euros pour aider les réfugiés afghans dans les pays voisins de l’Afghanistan.

« Nous tenterons d’alléger leurs souffrances, mais nous sommes convenus que l’année 2015 ne devrait pas se reproduire. Nous sommes contre l’immigration illégale et nous combattrons les passeurs », a ajouté M. Kurz, évoquant l’afflux de réfugiés syriens cette année-là.

Il s’agit de « trouver une solution régionale et de ne pas déclencher un nouvel exode vers l’Europe », a ajouté le chancelier conservateur.

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