Israël en guerre - Jour 236

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Patten n’assistera pas à la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur les otages

La décision de l'envoyée de l'ONU pour les violences sexuelles serait motivée par des considérations politiques, pressée de ne pas donner la priorité aux captifs enlevés par le Hamas

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Pramila Patten, représentante spéciale de l'ONU sur la question des violences sexuelles dans les conflits, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le 11 mars 2024. (Crédit : Capture d'écran)
Pramila Patten, représentante spéciale de l'ONU sur la question des violences sexuelles dans les conflits, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le 11 mars 2024. (Crédit : Capture d'écran)

L’envoyée spéciale qui, au sein de l’ONU, est chargée des questions relatives aux violences sexuelles dans le cadre des conflits, Pramila Patten, s’est retirée d’une session du Conseil de sécurité de l’ONU où elle devait informer les membres sur la situation des otages enlevés par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre, a déclaré mardi un diplomate de l’ONU au Times of Israel.

Les invitations à l’événement de jeudi organisé par la Mission des États-Unis auprès de l’ONU ont été envoyées aux membres du Conseil de sécurité la semaine dernière et ont été obtenues par le Times of Israel. La session est intitulée « Condamner la prise d’otages en Israël le 7 octobre en tant qu’outil psychologique terroriste ».

Patten – la représentante spéciale de l’ONU dont le domaine de compétence est le plus étroitement lié au sujet – a été désignée comme la première des trois personnes intervenant lors de la session, aux côtés d’un représentant de la société civile et d’un otage israélien libéré ou d’un proche d’otage.

Mais dans les invitations mises à jour – ou « notes conceptuelles » – envoyées aux membres lundi et également obtenues par le Times of Israel, Patten ne figure plus parmi les intervenants.

Un diplomate de l’ONU a déclaré sous couvert d’anonymat que le retrait de Patten n’était pas dû à des problèmes de calendrier.

Le diplomate a laissé entendre que la décision était motivée par des raisons politiques, car son bureau a subi des pressions pour ne pas être perçu comme donnant la priorité au sort des otages israéliens plutôt qu’à celui des Palestiniens pris au milieu de la guerre d’Israël contre le Hamas dans la bande de Gaza.

Des manifestantes rassemblées pour protester contre le silence de la communauté internationale concernant les violences sexuelles commises par les terroristes du Hamas contre des Israéliennes lors de l’assaut terroriste du 7 octobre, devant le siège de l’ONU, à New York, le 4 décembre 2023. (Crédit : Carli Fogel)

Le bureau de Patten n’a pas répondu aux multiples demandes de commentaires.

Les organisateurs s’efforcent toujours d’assurer la présence d’un autre haut fonctionnaire de l’ONU pour remplacer Patten et informer les membres du Conseil de sécurité, a indiqué le diplomate.

La session de jeudi sera informelle, car le Conseil de sécurité a déjà tenu une audience formelle en mars pour discuter du rapport compilé par Patten, qui a relevé qu’il y avait des « informations claires et convaincantes » indiquant que les otages détenus à Gaza étaient soumis à des « violences sexuelles, notamment des viols, des tortures sexuelles, des traitements cruels, inhumains et dégradants ».

La mission américaine a organisé la réunion de jeudi afin de sensibiliser davantage à cette question, car elle a critiqué à maintes reprises la communauté internationale pour ne pas avoir accordé suffisamment d’attention au sort des 132 otages retenus à Gaza et aux crimes perpétrés par le groupe terroriste palestinien.

La réunion « se concentrera sur la demande que le Hamas et les autres groupes armés libèrent immédiatement et sans condition tous les otages détenus à Gaza », peut-on lire dans l’invitation.

Elle visera également « à mettre en évidence les conséquences sanitaires et psychologiques à long-terme de la prise d’otages, non seulement sur les captifs, mais aussi sur les rescapés, et cherchera donc à identifier les mesures que le Conseil de sécurité peut prendre pour traiter et décourager la prise d’otages et l’utilisation connexe de la violence physique et émotionnelle et de l’angoisse mentale comme tactiques terroristes ».

« Les participants discuteront des moyens de faciliter l’accès immédiat des acteurs humanitaires ou des intermédiaires neutres, afin qu’ils puissent aider les personnes détenues par des acteurs non étatiques, y compris des groupes terroristes, et soutenir les efforts visant à informer les familles du bien-être de leurs proches et du lieu où ils se trouvent », précise l’invitation.

Le mois dernier, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a refusé d’inclure le Hamas dans un rapport compilé par son bureau sur les organisations soupçonnées de commettre des actes de violences sexuelles pendant les conflits, ce qui a déclenché l’ire d’Israël.

Des Israéliens lors d’un rassemblement appelant à la libération des otages de Gaza, sur la Place des Otages, à Tel Aviv, à la veille du 76e Yom HaAtsmaout, le 13 mai 2024. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le document, intitulé « Violences sexuelles liées aux conflits » et publié sous la forme d’un « rapport du secrétaire général », indique qu’il existe des preuves que des crimes sexuels ont été commis lors de l’assaut barbare et sadique du groupe terroriste palestinien du Hamas sur le sud d’Israël le 7 octobre, mais n’en attribue pas spécifiquement la responsabilité au Hamas.

Dans son rapport, Guterres a fait référence à l’évaluation faite par Patten dans son propre rapport, mais a fait valoir qu’elle n’était pas « de nature investigatrice et, compte tenu de sa durée limitée, n’a pas tiré de conclusions sur l’attribution à des groupes armés spécifiques ni déterminé la prévalence des violences sexuelles liées au conflit pendant et après les attaques du 7 octobre. Une telle détermination nécessiterait une enquête à part entière ».

La guerre a éclaté lorsque quelque 3 000 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre, tuant près de 1 200 personnes, principalement des civils, tout en prenant 252 otages de tous âges, en commettant de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.

Plus de 35 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. Il comprend également quelque 15 000 terroristes qu’Israël dit avoir tués au combat. Tsahal affirme également avoir tué un millier de terroristes à l’intérieur du pays le 7 octobre.

272 soldats israéliens ont été tués au cours de l’opération terrestre contre le Hamas et lors des opérations menées le long de la frontière de Gaza.

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