Pays-Bas: des universitaires appellent à un boycott d’Israël après les combats
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Pays-Bas: des universitaires appellent à un boycott d’Israël après les combats

564 universitaires - dont une chercheuse dans un institut de recherche sur la Shoah - ont demandé au gouvernement de rompre ses liens économiques, politiques et militaires

Les membres des Brigades Ezzedine Al-Qassam, aile armée du groupe terroriste du Hamas, défilent à Gaza City en date du 22 mai 2021. (Crédit : Emmanuel Dunand/AFP)
Les membres des Brigades Ezzedine Al-Qassam, aile armée du groupe terroriste du Hamas, défilent à Gaza City en date du 22 mai 2021. (Crédit : Emmanuel Dunand/AFP)

Des centaines d’universitaires ont signé une pétition demandant au gouvernement néerlandais de rompre ses relations avec Israël en raison de ce qu’ils appellent des violations israéliennes du droit international dans leur réponse aux tirs de roquette menés par le groupe terroriste palestinien du Hamas depuis la bande de Gaza.

Parmi les 564 signataires, figure une chercheuse d’un institut national de recherche sur la Shoah.

« Nous déclarons nous joindre aux appels de nos collègues palestiniens à boycotter les institutions académiques israéliennes », peut-on lire dans la pétition, qui est intitulée « L’enseignement supérieur néerlandais est solidaire des Palestiniens. » Le document demande également au gouvernement néerlandais de « rompre tous les liens économiques, politiques et militaires avec Israël. »

Le document indique qu’Israël a violé le droit international en ripostant face aux 4 000 roquettes lancées sur ses villes ce mois-ci par le Hamas. Israël a riposté contre le Hamas à Gaza par des frappes aériennes intensives.

Kylie Thomas, originaire d’Afrique du Sud, est la seule personne du Netherlands Institute for War, Holocaust and Genocide Studies, ou NIOD, à avoir signé la pétition.

Son directeur, Frank van Vree, a déclaré que les opinions de Kylie Thomas ne représentaient pas l’institution, « qui, en tant qu’institut de recherche, ne prend pas position sur cette action », a-t-il écrit à la Jewish Telegraphic Agency. Le NIOD n’a pas l’intention de limiter sa coopération avec l’un de ses partenaires actuels, a-t-il ajouté.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, au moins 243 Palestiniens ont été tués, dont 66 enfants et adolescents, et 1 910 personnes ont été blessées. Le Hamas ne fait pas de distinction entre les membres de son groupe et les civils.

L’armée israélienne a signalé avoir tué quelque 225 agents terroristes et que le nombre de morts palestiniens était en fait beaucoup plus élevé que ce qui avait été annoncé.

Selon l’armée israélienne, certaines des victimes civiles ont été tuées par des roquettes du Hamas qui ont manqué leur cible et ont atterri dans la bande de Gaza.

Treize personnes ont été tuées en Israël – un soldat et douze civils, dont un garçon de 5 ans et une adolescente de 16 ans.

Un cessez-le-feu a été conclu tôt vendredi après 11 jours de combats.

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