Pays-Bas : Une université retire des affiches anti-Israël
L'Académie nationale des beaux-arts d'Amsterdam a dit ne pas être "informée de certaines des significations de l'expression 'Du fleuve à la mer'", utilisée par les pro-palestiniens

AMSTERDAM, Pays-Bas (JTA) – Une université publique néerlandaise a retiré plusieurs bannières réalisées par des artistes résidents, dont une arborant le slogan « Du fleuve à la mer, la Palestine sera libre », suite aux protestations de la communauté juive locale.
L’Académie nationale des beaux-arts d’Amsterdam n’était « pas informée de certaines significations de l’expression et a décidé, avec les artistes résidents qui ont affiché ces bannières, de les retirer », a déclaré Emily Pethick, directrice de l’Académie, à la Jewish Telegraphic Agency (JTA) mardi. « Nous le regrettons profondément. »
Le slogan est une abréviation de la phrase « Du fleuve à la mer, la Palestine sera libre », qui fait référence à la zone entre le Jourdain et la mer Méditerranée – une région comprenant la Cisjordanie, Gaza et Israël.
Les partisans du slogan disent qu’il appelle à la liberté pour tous les habitants, mais ses critiques affirment qu’il fait référence au sentiment répandu parmi les Palestiniens que toute la terre est « occupée » et ne peut être libérée que par le démantèlement complet de l’État juif.
« Ce chant ne vise pas à soutenir un État palestinien mais à expulser les Juifs d’Israël. Cela n’arrivera jamais », a écrit Ronny Naftaniel, président du Conseil central juif des Pays-Bas (CJO), sur Facebook.
« Une seule Solution finale nous a suffi », a-t-il ajouté, faisant référence à l’extermination des Juifs par les nazis.
Un autre établissement à Amsterdam, De Ateliers, hébergé dans l’ancien bâtiment de l’Académie, a également affiché la semaine dernière des bannières anti-Israël, dont une proclamant « Du fleuve à la mer, la Palestine sera libre ». De Ateliers n’a pas immédiatement répondu à la demande de commentaire de la JTA.







