Peine plus sévère requise pour les 8 meurtriers d’un Juif lors des émeutes de 2021
Sept des huit condamnés ont été condamnés à des peines de 12 à 14 ans de prison, tandis que le huitième a été condamné à trois ans de prison

Le bureau du procureur général a fait appel lundi devant la Cour suprême contre la peine jugée trop clémente infligée à huit hommes reconnus coupables du meurtre de Yigal Yehoshua, un résident juif de Lod, en mai 2021, lors des émeutes judéo-arabes qui ont secoué la ville pendant une vague de violence à Gaza cette année-là.
Sept des huit condamnés ont écopé de peines de 12 à 14 ans de prison, tandis que le huitième a été condamné à trois ans de prison, après avoir abordé Yehoshua alors qu’il rentrait chez lui en voiture pendant les émeutes arabes dans la ville, au cours desquelles une vingtaine de voitures et une synagogue ont été incendiées.
Les hommes ont lancé des pierres et des briques sur la voiture de Yehoshua, dont l’une a brisé la vitre de sa voiture et l’a frappé à la tête. Il a été transporté d’urgence à l’hôpital, gravement blessé, avec des lésions cérébrales et une fracture du crâne, et a succombé à ses blessures six jours plus tard.
La Cour centrale a estimé que l’attaque contre Yehoshua avait été perpétrée pour des « motifs nationalistes et constituait un acte de terrorisme ». En plus de la peine de prison, la cour a condamné les agresseurs à verser 900 000 shekels à la famille du défunt à titre de dédommagement. Mais à l’époque, beaucoup, y compris la veuve de Yehoshua, ont estimé que les peines avaient été trop clémentes.
À la demande de la famille de Yehoshua, les procureurs réclament désormais une peine plus sévère, proche de 25 ans, soit la peine maximale pour avoir causé des lésions corporelles graves dans un contexte terroriste.
Dans leur appel, ils insistent sur le fait que les peines prononcées « ne reflètent pas suffisamment la gravité des actes, le préjudice grave causé à la victime et à sa famille, et le caractère terroriste de l’incident ».
« Le moment délicat auquel les infractions ont été commises, pendant une période marquée par des actes de violence et des émeutes à caractère nationaliste et raciste… n’a pas été suffisamment pris en compte dans la détermination de la peine », peut-on lire dans l’appel.
Comme d’autres villes mixtes juives-arabes, Lod a connu une vague de violence entre Juifs et Arabes en 2021, à la suite du conflit qui avait éclaté le 10 mai entre Israël et les terroristes palestiniens du Hamas à Gaza.







